1 jour à la fois
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     « L'art existe pour que nous ne mourions pas de la vérité. »      
     NIETZSCHE     

Notre réalité quotidienne est faite de responsabilités et de bonheur. Lorsque nos yeux et notre cœur rencontrent un beau tableau, lorsque nous prenons quelques minutes pour nous laisser habiter par une douce mélodie ou quand nous nous accordons des moments de lecture, nous ouvrons une fenêtre sur un monde d'une dimension nouvelle, apaisante, édifiante. La beauté de toute œuvre d'art nous parle, nous réjouit et nous relie. Nous trouvons réconfort aussi dans les objets plus humbles. La contemplation de la nature, d'un coucher de soleil, d'un petit animal sur une branche, d'un oiseau nourrissant ses petits nous redonne le sentiment de faire partie d'un vaste plan de vie et d'amour. Dès lors, les responsabilités ennuyantes reprennent une place plus proportionnée à la réalité du monde. Quelques instants, nous goûtons le bonheur de notre vie, qui est, du reste, bien plus important que nos soucis. 

J'ouvre les yeux sur ce qui est bon et beau. Ma vie fait partie d'un vaste ensemble dont je ne cherche pas à me couper. En gardant ce contact, je conserve l'équilibre.

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     « Celui qui fuit devant la peur tombe dans la fosse. »      
     JÉRÉMIE     

Il arrive que nous craignions d'accepter une situation. Nous avons l'impression qu'accepter, c'est abandonner, se sou mettre. N'acceptant pas la réalité du fait, pour nous couper de l'émotion que cette réalité entraîne néanmoins, nous nous lançons à tort et à travers dans des actions qui n'agissent pas sur la cause du problème. En refusant d'accepter les faits, nous perdons justement notre pouvoir d'agir sur eux. C'est alors que nous sommes soumis aux circonstances. Prenant notre peur comme guide, nous manquons du courage véritable et c'est cela qui crée l'abandon. Quand nous acceptons une réalité, ne serait-ce qu'en raison de notre peur de l'accepter, nous découvrons en nous la force d'agir pour combler nos besoins de sécurité qui réduisent notre capacité d'acceptation. Nous devenons véritablement libre, car nous perdons la peur. Nous devenons capable d'agir pour grandir dans notre bonheur et notre humanité. Alors la puissance de la vérité rayonne à travers nous et façonne le monde à notre image, à l'image de notre bonheur. 

J'accueille mes peurs qui m'empêchent d'accepter les situations. Ce n'est pas lâcheté mais sagesse. Je construis mon bonheur.

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     « Laissez les enfants être heureux à leur façon, comment pourraient-ils l'être autrement. »      
     JOHNSON     

Quand vous entrez en relation avec un enfant, ne vous demandez pas ce que vous devez lui apprendre, demandez-vous plutôt ce qu'il doit vous apprendre. A travers ses yeux, le monde est découvert à nouveau, le bonheur est réinventé, un bonheur sans passé ni avenir, l'Éden, simplement la curiosité du moment présent. L'émerveillement devant la nouveauté du quotidien. Les couleurs des arbres, les tourbillons du vent, la fraîcheur d'un bonjour sincèrement affectueux. Que l'enfant nous accompagne dans nos activités de plein air, pour que nous adoptions son rythme d'une vie tout entière consacrée au moment présent; allons côte à côte par les sentiers de nos vies, marchons à son pas. Suivons-le et redécouvrons le monde en même temps que lui. Recevons en partage la paix naïve qui l'habite encore, nour rissons-nous-en, c'est vers elle que nous voulons tendre chaque jour. 

Je place le monde à découvrir à portée des enfants et je redécouvre le monde à travers leurs yeux. Je m'accorde à leur rythme et reste ouvert à l'enseignement qu'ils me dispensent. Je reçois en partage la paix du cœur et l'extrême conscience du moment présent.

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     « L'éternel est un, mais il a beaucoup de noms. »      
     PROVERBE HINDOU     

Nous traversons des moments de félicité quand nous savons faire ce que nous devons dans tous les domaines de notre vie, et des moments heureux quand nous réussissons à rendre chaque jour notre vie extérieure plus semblable à notre vie intérieure. Nous y parvenons lorsque nous ne fuyons pas nos peurs (cela les projetterait dans notre réalité et nous en vivrions les conséquences). Il n'y a pas à craindre que notre bonheur de vivre s'écroule, l'authentique est dur et ferme, par sa source il rejoint l'éternité. Œuvrant chaque jour à l'embellissement de notre vie du cœur, nous augmentons notre force en nous rapprochant de la Source et projetons l'amour inconditionnel dans notre réalité. Ce débordement de notre vérité sur notre vie en général est inévitable. Notre bonheur n'est pas factice, il est la conséquence naturelle de nos choix. Notre seule chance – s'il en fut jamais une – est d'avoir eu l'illumination de faire les bons choix ; pour cela, nous sommes reconnaissant à nous-même et à la vie qui nous anime. 

J'offre ma journée à la force de vie qui m'a guidé vers les bonnes décisions. J'ai confiance. Mon bonheur est durable. Il est l'expression authentique de ma vérité intérieure et de mon contact conscient avec l'éternité.

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     « L'homme est fait non pas pour traîner des chaînes, mais pour ouvrir des ailes. »      
     Victor Hugo     

Nous entendons souvent parler de dépendance affective. Bien sûr, il est normal d'avoir de l'affection et de l'attachement pour une personne qui nous est proche. Il ne s'agit plus de cela quand nous avons besoin de son regard approbateur pour fonctionner. Nous ne pouvons exiger de tous qu'ils soient toujours d'accord avec nos décisions. Mais notre engagement à l’authenticité, notre choix courageux de nous regarder et de nous accepter tel que nous sommes nous confère la force de l’amour vrai, 1 force libératrice. Conscients tant de nos forces que de nos faiblesses, nous savons notre jugement sûr, il faut nous y fier. Attentif à notre intuition, nous devinons rapidement nos limites avant de trop les dépasser. Nous allons par les chemins de la vie avec une confiance fondée sur la vérité et le courage que procure l’amour, accomplissant à chacun de nos pas, le plus grandiose des destins que la vie invente, d’instant en instant, pour nous.

J'ai confiance en la vie. J’accepte entièrement tout ce que je suis. Je me fie à mon jugement et à mes intuitions. Par la vérité, l’amour et la volonté, j’accomplis le plus grandiose de mes destins.

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     « Le but n'est pas toujours placé pour être atteint, mais pour servir de point de mire. »      
     J. JOUBERT     

La paix intérieure, la sérénité, la connaissance et l'amour de soi que nous cultivons par le recueillement nous permet d'accueillir chaque journée avec joie et confiance. Mais il peut arriver que la tâche à accomplir nous décourage et nous abatte. Accordons-nous le plaisir et la satisfaction d'achever une partie de notre projet en un jour. Fixons-nous un objectif réaliste pour notre journée, que cela marque une étape et faisons quelque chose de particulier pour souligner notre succès. Nous pouvons bien nous féliciter pour tant d'efforts assidus. Nous sommes en droit de goûter le plaisir qui régénère. Rien ne revitalise davantage que le sentiment de réussir et de compléter ce que l'on entreprend. En constatant le chemin que nous avons parcouru, reconnaissons les efforts que nous avons déployés, ils sont l'étoile qui pourra nous guider dans l'avenir, l'étincelle dans notre cœur qui nous permettra toujours de faire du feu les jours de grisaille. 

Je morcelle mes objectifs en étapes. Je me fixe un but possible à atteindre aujourd'hui et reconnais la valeur des efforts qui ont été nécessaires pour parcourir tout ce chemin. Marquer une étape rend ce jour important, il me régénère.

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     « L'aigle vole seul ; ce sont les corbeaux et les étourneaux qui vont en groupes. »      
     J. WEBSTER     

C'est une histoire connue, mais que l'on prend toujours plaisir à réécouter. Un fermier avait trouvé un aiglon abandonné. L'hiver approchait et pour ne pas qu'il meure, le fermier l'emmena dans sa ferme où il le mit avec les poules, les poussins et les coqs. Le temps passa, le fermier s'attacha à l'oiseau. Il venait le voir : l'aigle avait appris tant bien que mal à picorer pour trouver sa pitance, convaincu qu'il était lui-même un animal de basse-cour. Un jour, le fermier remarqua que l'aigle était devenu adulte. Il l'amena dans son champ et le libéra. Mais l'aigle restait au sol, qu'il continuait à gratter. Alors le fermier le reprit dans ses bras et le porta tout en haut d'une montagne. Là, le tenant bien haut dans l'azur, il lui dit : « T'es pas une poule, t'es un aigle, vole. » Et il le lança doucement. L'aigle, étonné, se laissa atterrir non loin. Le fermier le reprit ; il était très attaché à l'oiseau, aussi il cria pour maîtriser son sanglot : « T'es un aigle, VOLE! » Un peu effrayé par le cri de l'homme, l'oiseau ouvrit les ailes et, comme une petite croix noire, monta vers le ciel. Aujourd'hui, il garde un souvenir de cet hiver passé au chaud et s'il ne mange pas de poule ou de poussin, il ne mange pas avec eux non plus. 

Chaque leçon de la vie est une occasion pour moi de prendre mon envol. Je ne me demande pas de réussir ce pour quoi je ne suis peut-être pas fait, je ne m'accroche pas au passé. J'occupe une place où personne ne peut être plus heureux que moi.

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     « Qui voit le ciel dans l'eau voit les poissons sur les arbres.»      
     PROVERBE CHINOIS     

Avez-vous parfois l'impression que vous seriez plus heureux si votre conjoint changeait, s'il s'améliorait? Être bien dans sa peau ne dépend que de soi. C'est une illusion que de croire le contraire, un leurre qui prive l'être de ses responsabilités, qui lui retire le pouvoir d'agir sur sa vie pour la rendre meilleure. Une rêverie confortable parce qu'elle laisse croire au rêveur qu'il est supérieur à son conjoint, parce qu'elle justifie son inaction. Il faut chercher notre vérité, elle est amour infini. Il faut la comprendre et accepter la responsabilité de notre malaise. Travaillant alors à faire grandir notre vérité, nous partagerons les fruits découverts avec notre partenaire qui s'en fortifiera. Et nous le ferons d'autant plus avec confiance que nous saurons que lui aussi cherche la vérité et l'amour. Laissant tomber la prise en charge, la supériorité, le contrôle et devenant responsable de ce que nous sommes en changeant ce qui nous appartient, nous agissons sans grand effort, avec efficacité pour être heureux. Nous nous rendons alors compte que l'autre, laissé à lui-même, s'ajuste et se place en position d'augmenter naturellement l'amour et l'authenticité de la relation. 

Je n'entretiens pas l'illusion que je serais mieux dans ma peau et plus heureux si mon conjoint changeait. Je m'attache à poursuivre, à trouver ma vérité et demeure responsable de mes difficultés à être heureux. Je partage ma découverte de moi-même avec mon conjoint.

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     « Le sort de l'humanité en général sera celui qu'elle mérite.»      
     ALBERT EINSTEIN     

Que ce soit en personne ou en virtuel, sur internet ou dans une file d'attente, nous croisons chaque jour des gens. Cherchant le chemin de la sérénité, nous abordons chacune de ces rencontres comme une occasion de grandir – une occasion d'écouter qui en a besoin, d'apprendre et de s'améliorer ou d'aider qui en est à ses premières armes – tout en tentant de voir sous quel angle cette situation est l'expression parfaite de la vie qui nous entoure, comment nous pouvons mieux l'accueillir, en comprendre et en épouser les formes, être en totale harmonie avec elle. Notre accueil volontaire nous conduit à l'amitié spontanée et à moult moments de paix et de satisfaction. Nous sommes des flots énergies en relation et notre apport positif se répercutera de cœur en cœur à l'infini. La société des hommes n'est pas une invention du gouvernement ou de fonctionnaires bien éclairés, elle est le résultat de l'engagement personnel des individus qui la composent. Notre action contribue à la maintenir saine et bien vivante. 

Je vais de l'avant. J'accepte les gens et la vie telle qu'elles se présentent. Je profite de chaque occasion pour apprendre à être meilleur. J'accueille avec amour, ainsi je fais don de la force.

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     « Le jour où la joie des autres devient ta joie; le jour où leur souffrance devient ta souffrance, tu peux dire que tu les aimes.»      
     M. QUOIST     

Chaque jour, nous cultivons de notre mieux l'amour inconditionnel de soi. Notre progression sur cette voie nous libère de la haine et de l'apitoiement, nous savons le sentiment de plénitude que procure le véritable sens des responsabilités. Nous ne cherchons plus le pardon des autres car nous avons trouvé le nôtre. Mais les autres peuvent faire bon usage de nos excuses. Quand nous avouons un tort, nous offrons notre vérité en partage à l'autre. Par notre geste, nous contribuons à le libérer de la confusion et des doutes qu'il peut entretenir sur ses propres agissements. Ce faisant, nous l'aidons à prendre davantage confiance dans sa capacité à interpréter justement le monde, nous l'aidons à se constituer une identité stable. Ainsi, faire amende honorable n'est pas une peine infamante, mais un don d'amour, de justesse et de vérité. 

Je ne me fuis pas. Je sais prendre la responsabilité de ma vie en toute situation et présenter des excuses s'il y a lieu. Avouer le caractère erratique ou inapproprié de mes comportements ne m'avilit pas, mais me fait grandir ; c'est un geste d'acceptation à mon égard, d'amour et de vérité à l'égard d'autrui.

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