1 jour à la fois
Par auteur: Patrick GauthierRetour

     « En tout homme se trouve une part de solitude qu'aucune intimité humaine ne peut remplir. C'est là que Dieu nous rencontre. »      
     R. SCHULTZ     

Chaque jour, nous grandissons par le recueillement. Recueillons-nous dans ce lieu qui n'appartient qu'à nous et prenons une grande respiration. Nous nous régénérons. Apprécions notre corps fidèle. Dans le calme, l'amour et l'acceptation que nous lui offrons, il nous parle de nous et nous savons le comprendre. Il est l'instinct et nous guide vers le plaisir et la satisfaction de nos besoins, de nos désirs. Apprécions ce jour qui permet l'exploration de nos capacités, de nos limites. Aimons-les, acceptons-les. En ce jour, soyons totalement libre du regard des autres. Le calme nous habite, l'amour nous donne vie. C'est en nous que nous trouvons la source de la vérité. Puisons-y pour l'éternité. Qui nous côtoie est dans la lumière, qui nous côtoie est dans l'humilité. 

Trois fois, je respire profondément. Je suis reconnaissant pour la vie qui m'a été donnée. Aujourd'hui, j'accueille mes forces et mes faiblesses et je fais une grande action : je salue le soleil de mon âme.

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     « La société serait une chose charmante, si l'on s'intéressait les uns aux autres. »      
     CHAMFORT     

Chaque jour qui passe, nous croisons, parfois sans rien voir, parfois sans lui accorder d'importance, une personne dans les transports en commun, un employé au comptoir de l'épicerie, etc. Lorsque nous sommes préoccupés par nos problèmes, centré sur notre vie, sans égard pour tous ceux qui nous entourent, il peut arriver que nous nous impatientons contre ces gens qui ne vont pas au même rythme que nous et qui semblent entraver notre route. Pour peu, nous nous dirions : « L'amour de l'humanité, ce serait bien beau si ce n'était pas des êtres humains qui la composent. » Puis nous nous ravisons. Nous adoptons une attitude plus tolérante, allant même jusqu'à risquer un sourire. Les choses deviennent plus faciles. Les gens remarquent notre rayonnement positif et facilitent nos démarches s'ils le peuvent. Nous-même nous gardons un meilleur équilibre, nous nous sentons moins seul, en union complice avec l'humanité. 

Je suis agréable, même avec les gens qui ne me reverront jamais. C'est ma vie qui s'en trouve la plus embellie. Je connais la paix de l'équilibre et j'ai la satisfaction d'être cohérent avec moi-même et avec mon rêve de bonheur universel.

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     « Lorsque notre peur rencontre la douleur d'autrui, elle devient pitié ; lorsque c'est notre amour qui rencontre cette douleur, elle devient compassion. »      
     S. LEVINE     

Quand nous éprouvons de la pitié, c'est souvent une barrière à une action. Notre apitoiement nous justifie de penser qu'il n'y a plus rien à faire. A d'autres moments, pour nous couper de notre pitié, nous partons en croisade pour changer à notre manière l'état pitoyable de l'autre et sa situation. Ainsi, dans la prise en charge de nos responsabilités, nous abandonnons notre contact intérieur avec nos émotions et nous nous « supériorisons » en pensant que nous sommes capable de mieux gérer la vie d'un autre que cet autre lui-même. Le degré de pitié que nous éprouvons pour lui reflète le complexe de supériorité qui nous éloigne de notre vérité. Quand nous accueillons l'autre avec amour, nous savons lui accorder l'écoute dont il a besoin pour qu'il comprenne lui-même sa situation. Nous prenons intérêt à sa situation sans chercher à abandonner notre contact avec notre cœur et nos émotions. Nous conservons toute notre paix et toutes nos énergies. Et s'il s'avère que nous représentons, pour l'autre, une forme de solution, qu'il veuille nous demander une aide supplémentaire, et que nous soyons en mesure de la lui accorder sans dommage pour nous, nous faisons le choix de nous engager activement dans la réalisation de son succès, de sa solution. Mais cela demeure notre choix, nous ne sommes plus le jouet de notre peur, de nos émotions. 

Avoir de la compassion, c'est me relier à l'autre par mon écoute attentive à son besoin véritable, non à ce que je voudrais qu'il soit. Je garde le contact avec mon émotion et j'accueille l'autre avec la paix profonde de mon âme. Je deviens libre de mes choix.

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