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     « Le rite n'est qu'un instrument; il n'est pas la connaissance. »      
     S. PECK     

Dans notre société moderne, les rites ont-ils encore une place? Force est de constater qu'il s'en crée de nouveaux tous les ans, et souvent de façon si subtile qu'il faut beaucoup d'attention pour les voir. Du reste, généralement, l'existence du rite ne nous paraît évidente que lorsque nous n'en comprenons plus le sens. Alors certains les répètent sans se poser de questions, pendant que d'autres les abandonnent progressivement. Si le processus de ritualisation est si profondément inscrit dans l'être humain, c'est qu'il répond à des impératifs de la vie. En fait, il faut se demander quelle était son utilité d'origine pour l'individu qui l'a pensé, seul, sans autre but que de résoudre un problème pour lui-même, et éventuellement de partager la solution avec ses semblables. Notre tâche est de renouveler le rite, de lui redonner sens. Le rite dépassé est un vieil outil que nous lègue bien souvent un sage à travers les âges, et dont on peut parfois retrouver l'usage, et en matière d'harmonie universelle, il est rare que quelques millénaires fassent une différence. 

Je ne répète pas les rites aveuglément, mais je les répète pour les comprendre à travers l'expérience. Je rejette l'interprétation générale qui en est donnée, je cherche le sens qu'ils peuvent prendre dans ma vie.

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     « La vérité est en nous, elle ne vient pas du dehors. »      
     ROBERT BROWNING     

Alors que nous consacrons toutes nos énergies à un projet, il suffit parfois d'un regard ou d’un commentaire pour nous faire perdre courage et oublier notre valeur. Néanmoins, nous ne nous empressons pas de changer le cours de nos actions. Personne n’est mieux placé que nous pour comprendre le sens de notre vie et découvrir les moyens de l’accomplir. Au doute et au mépris, nous opposons l’acceptation à la fois lucide et bienveillante de ce que nous sommes, la connaissance de soi authentique. En accueillant notre émotion, nous accédons à cette connaissance. Nous pouvons reconnaître les peurs qui nous assaillent et alimentent nos incertitudes, puis identifier ce qui les a déclenchées. Nous touchons alors à notre vérité et cela nous revitalise. L'assurance et le calme nous habitent. Nous savons ce que nous voulons faire, comment nous allons le faire et pourquoi nous voulons le faire. 

Si je suis intimidé par le regard des autres, je fais de la place à mon émotion et je l'accueille. Je ne suis pas de moindre valeur que les autres. Je reconnais les qualités qui m'ont permis de vivre et de répandre le bonheur et l’amour depuis toujours. Je relève la tête, je m’affirme et je ne permets pas aux autres de définir ce que je suis.

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     « Je veux être tout ce que je peux devenir. »      
     K. MANSFIELD     

Au moment de conclure, il reste bien souvent une dernière difficulté à surmonter. Elle se trouve en nous. Toute conclusion, même lorsqu'elle nous libère d'un poids, laisse un vide dans notre vie. La peur liée à ce vide marque la limite de ce que nous avons été, et celle de ce que nous nous disposons à devenir. C'est l'inconnu d'une nouvelle naissance. Un enfant en nous frissonne en voyant le monde approcher. Nous avons cependant le pouvoir de l'accompagner, de l'accueillir, de l'amener dans la lumière. Nous marchons sans ressentiment dans un courant d'harmonie et d'amour auquel nous savons pouvoir faire confiance. Trouvons un dernier souffle pour mettre la touche finale à nos projets, notre croissance est la meilleure garantie de bonheur et de succès. 

J'ai confiance en moi. J'ai confiance en la vie. Je mène la mienne jusqu'au bout car je la veux totalement satisfaisante, pleinement authentique.

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