Couverture du livre Un château de paille — De la clarté constituante, de Patrick Gauthier

Un château de paille — De la clarté constituante

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Le Canada existe. Il gouverne. Il légifère. Il taxe. Il juge. Il organise des élections. Mais une question demeure : par quel acte, quelle représentation ou quelle chaîne identifiable le Canada est-il devenu l’autorité constitutionnelle supérieure du Québec?

Dans Un château de paille — De la clarté constituante, Patrick Gauthier reprend cette question depuis ses fondations.

L’essai distingue trois réalités que le débat politique confond trop souvent : l’existence effective d’un pouvoir, sa légalité et son titre constituant. Qu’un État fonctionne ne démontre pas, à lui seul, comment s’est formée l’autorisation fondamentale sur laquelle repose son autorité supérieure.

De la Conquête à 1867, des transformations du régime canadien aux référendums québécois, en passant par les rapports entre peuples, territoires, institutions et consentement politique, l’auteur examine les différentes réponses possibles à une question simple : où est le oui constituant?

Il ne s’agit pas d’affirmer que le Canada n’existe pas, que ses institutions sont fictives ou que ses lois seraient sans valeur. Il s’agit de demander autre chose : qu’est-ce qui permet de passer de l’exercice du pouvoir au droit de fixer les règles fondamentales de la relation politique?

L’enquête conduit à une réflexion sur la souveraineté du Québec, mais aussi sur une exigence plus générale : aucun peuple ne devrait simplement hériter du pouvoir de définir les autres.

Un château de paille est un essai sur le consentement, la légitimité, la Constitution canadienne et le droit de poser clairement la question du pouvoir constituant.

Parce qu’avant de demander si un pays fonctionne, il faut parfois demander sur quoi il repose.