1 jour à la fois
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     « Ce qui est nouveau est rarement vrai ; ce qui est vrai est rarement nouveau. »      
     G. C. LICHTENBERG     

1492 : Christophe Colomb découvre l'Amérique. Qu'a-t-il découvert, finalement, sinon son ignorance, puisque l'Amé rique était habitée depuis longtemps? Son exploit est plutôt d'avoir écouté son désir de voyager, trouvé le courage d'un départ, la volonté de persister avec, pour seuls guides, les étoiles inconnues et, à son point de vue, nouvelles. Les étoiles et un souffle intérieur quand la mutinerie menace, quand la faim tenaille, quand l'inconnu de la destination effraie. Une étoile, un vent favorable, la foi en lui-même, en ce que la Terre était ronde et qu'il devait bien y avoir une route. Il en va de même pour nous, quand nous partons à la découverte de ce que nous sommes et de ce que nous avons été. Qui sait ce que nous trouverons au bout de notre voyage avec parfois seulement quelques étoiles, la foi en notre amour inconditionnel de nous-même, pour nous guider? Finalement, nous découvrons ce qui a toujours été. L'immuable vérité. Sa richesse inexploitée. Sa richesse que nous seuls pouvons mettre en valeur sans la surexploiter, la détruire. Des regrets? Très peu quand il y a l'amour pour les réchauffer et les faire fleurir, flamboyants d'orange et de rouge, comme un lever de soleil en pays nouveau, entre deux rochers immenses, au milieu d'un fleuve de vie majestueux. 

Je pars avec confiance à la découverte de ce que je suis et de ce que j'ai été. Cette destination est la plus belle de toutes. Au terme du voyage, il n'y a que l'amour et la recherche du bonheur.

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     « Prétendre contenter ses désirs par la possession, c'est compter étouffer le feu avec de la paille.»      
     PROVERBE CHINOIS     

Y a-t-il une seule vie humaine sans désir? Les désirs sont souvent l'étincelle qui nous pousse à agir, et, en cela, ils sont nécessaires à nos vies. Mais il peut arriver que nos désirs soient en contradiction les uns avec les autres. Il nous faut donc choisir lesquels méritent d'être comblés. Ceux dont la satisfaction peut se faire sans compromettre notre authenticité sont sur la voie du bonheur véritable. Les autres, il faut les accueillir, ils sont une facette de nous que nous devons accepter, en même temps que nous acceptons la peine de ne pas les combler. Nous choisissons ainsi de cultiver notre authenticité tant à travers ceux de nos désirs qui se réalisent, qu'à travers ceux que nous décidons de laisser de côté. Dans les deux cas, cette authenticité est la meilleure source de bonheur. 

Je choisis de réaliser mes désirs selon qu'ils me permettent ou non de demeurer authentique. J'accepte la peine de ne pas réaliser un désir, et je cherche à voir ce qu'il peut m'apprendre sur moi. Je n'en deviens que plus authentique. C'est là ma source de bonheur.

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     « Celui qui a une juste idée de la providence ne se tient pas au pied d'un mur qui menace ruine.»      
     MONG-TSEU     

Pour tout événement, considérons le plan dans lequel il s'inscrit. Pour tout grain de sable, considérons la plage où il se trouve. Vu ainsi, tout reprend des proportions justes. La vie n'est pas que peine ; son matériau principal est le bonheur. La vie intérieure se construit avec ce que nous lui apportons du monde qui nous entoure. En remarquant ce qui est bon et beau, nous nous approvisionnons en matériaux de qualité pour une vie riche et heureuse. En nous ouvrant à la paix pour ressentir l'immensité des réseaux d'énergie universelle qui s'entrecroisent, nous ne perdons pas nos énergies en vaines lamentations, nous assumons le leadership de notre existence. Nous devenons plus habile pour nous placer dans une position favorable par rapport à l'air du temps et tirer notre épingle du jeu. En reconnaissant la beauté de nos désirs et de nos aspirations, nous trouvons le goût de vivre et, sans d'autres efforts, l'énergie de croître nous envahit. 

Face à tout événement, je considère le plan dans lequel il s'inscrit. Pour tout grain de sable, je considère la plage où il se trouve. La vie n'est pas que peine. Son matériau principal est le bonheur. J'ai directement accès à ce matériau lorsque je me recueille dans la paix. Ma vie est la plus vaste des plages que je puisse imaginer.

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     « La figure fait la beauté d'une statue, l'action fait celle de l'homme. »      
     DÉMOPHILE     

Parfois, nos peurs nous freinent. Il n'y a qu'elles qui nous freinent. Lorsque nous les surmontons, tout le reste n'est plus que détail. Lorsque nous les affrontons, nous croissons en force et en talent. Mais nous ne nous lançons pas tête baissée. Nous leur faisons une place. Nous prenons le temps de bien les voir, de bien les comprendre. Et pour cela, il faut bien les vivre intimement. Notre véritable force vient du fait d'assumer délicatement ces peurs et les émotions qu'elles génèrent. Avec patience nous décollons chacune des tentacules de la peur et nous nous découvrons, tel un roc lisse sur lequel s'était fixée une pieuvre. Nous nous accueillons tel que nous sommes. A mesure que nous nous choisissons, nous prenons conscience de notre grandeur et de notre force. Et nous voyons que la douleur, loin d'être dans le roc, était dans la pieuvre de peur qui le recouvrait. A mesure que nous nous choisissons, nous retrouvons notre instinct, notre émotion originelle pour nous guider. Tout devient clair. Nous ne souffrons pas d'une vérité, aussi tranchante ou aussi dure soit-elle, nous sommes cette vérité ; et nous pouvons enfin agir librement. 

Je reprends contact avec moi et progresse dans mon projet de vie. Je suis présent à mes émotions, elles sont assises sur l'amour qui m'habite et qui me guide.

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     « L'un des moments les plus satisfaisants de la vie est la fraction de seconde durant laquelle le familier se transforme soudainement en l'aura éblouissante du profondément nouveau. »      
     E. B. LINDMAN     

La plupart des philosophes et des grands inventeurs ont sûrement connu de ces moments de grâce où tout devient possible. Comme dans un infini eurêka! Quant à nous, rivé au quotidien, parfois astreint à une chaîne de montage ou à des horaires difficiles, la lumière du renouveau nous fait douloureusement défaut. Il suffit parfois d'une randonnée dans le quartier, ou peut-être dans la nature, pour changer toute notre vision des choses. Nous faisons d'abord un effort pour nous préparer, puis pour partir, mais il ne faut pas longtemps pour redécouvrir notre sens du merveilleux. Gonflant nos poumons, nous reprenons vie. Nous oublions, l'espace d'un instant, ce qui nous paraissait gris et nous nous rendons compte des beaux côtés de la vie. L'envie de jouer refait son apparition en nous, un nuage est un navire, une bourrasque est un ami... Nous découvrons le désir de relever les défis pour modifier le cours d'une existence qui nous convient mal puisqu'elle ne nous satisfait pas. Et quand il faut nous atteler de nouveau à la tâche, avec bonne humeur, nous passons à l'action. 

Je redécouvre mon sens du merveilleux en allant faire une promenade, en sentant le plaisir que des enfants éprouvent à jouer ensemble ou en allant jouer avec les miens. Je remarque ainsi mieux les beaux côtés de la vie.

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     « La vraie éloquence se moque de l'éloquence. »      
     KHALIL GIBRAN     

À quoi bon se comparer? La comparaison est toujours insatisfaisante. Peu importe la grandeur de notre réussite, si nous en mesurons la valeur par rapport aux échecs d'autrui, nous ne reconnaissons pas notre valeur personnelle, mais nous jugeons plutôt ce qu'aurait dû être la performance de l'autre, compte tenu de l'estime que nous lui accordons. Cette voie de la comparaison nous éloigne de la véritable reconnaissance de soi, de la conscience de soi, de la confiance en soi. Apprenons à nous reconnaître pour nos succès par rapport à la satisfaction qu'ils nous procurent. Reconnaissons nos talents, nos succès. Ils sont nôtres. Sur eux se fonde la confiance en soi, qui n'est pas un sentiment d'invincibilité et d'invulnérabilité, mais la véritable connaissance de nos forces, de nos limites, et la sagesse de les bien utiliser. La reconnaissance de chacun de nos succès est une victoire de la paix et de l'amour réel de soi ; elle développe de nouvelles aptitudes au bonheur. Nous gravissons une marche sur la voie d'une vie plus pleinement satisfaisante. 

Je me reconnais. Par la reconnaissance, j'accède plus rapidement à la connaissance de mes forces et de mes limites. De cette connaissance naissent la confiance en moi et la sagesse de bien orchestrer la symphonie de ma vie.

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     « Le XXIe siècle sera spirituel ou il ne sera pas. »      
     ANDRÉ MALRAUX     

À l'aube de l'an 2000, nos puissants moyens de communication étalent rapidement devant nos yeux les nombreux conflits de notre planète. Il peut arriver, parfois, que cela nous trouble. Nous nous sentons démuni. Pourtant, la paix que nous trouvons en nous-même chaque jour est le premier pas vers un monde meilleur. Le bonheur est discret et l'amour, bien qu'invisible, n'en demeure pas moins une force d'attraction qui permet la gravitation de l'univers. Par notre participation à la constitution de cette force, nous créons une étoile lourde qui capte dans son orbite même les planètes de glace pour en faire des mondes nouveaux. Chaque geste que nous faisons pour augmenter notre conscience de la vérité et de la beauté accroît la force d'attraction. Il n'y a qu'à regarder autour de nous pour voir la force d'attraction de la bonté et de la vérité. Il n'y a qu'à avoir confiance pour voir l'évolution inévitable qu'engendrerait cette toute-puissance dans le temps. 

Par la méditation, je ramène mon esprit en lui-même ; là est la source de ma paix, celle que je peux partager avec tous les êtres qui m'entourent, en la propageant ainsi à travers l'univers.

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     « Plus l'amour est nu, moins il a froid. »      
     J. OWEN     

La vie est un bienfait, une expérience de l'amour, dont nous savons apprécier la valeur : nous pleurons la mort des êtres chers, nous sommes sensibles à la détresse d'une vie difficile. La vie sous toutes ses formes nous interpelle : nous goûtons un sentiment de plaisir au contact de la nature, nous apprécions nous retrouver au milieu d'une forêt de grands arbres, respirer la paix qu'elle dégage. De même, c'est un geste d'amour que de donner la vie. Mais notre vie est aussi une expérience de la vérité. La vérité est donc: amour. Chaque geste que nous faisons a pour but d'entretenir la vérité, la vie et l'amour qui nous animent. Lorsque nous nous éloignons de cette route, nous nous éloignons de nous-même. Mais par le recueillement quotidien, nous savons retrouver notre vérité intérieure, nous savons retrouver la paix de l'amour inconditionnel de soi. Ainsi nous demeurons en harmonie avec la vie qui nous entoure. 

Puisque la source de vie est amour, puisque la source de vie est vérité, avec confiance, j'accepte de laisser vivre ce que je suis vraiment, car je sais que c'est là être en harmonie avec le but de la vie, c'est là être expression d'amour pour l'humanité.

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     « Ce que la lumière est aux yeux, ce que l'air est aux poumons, ce que l'amour est au cœur, la liberté l'est à l'âme humaine. »      
     R. G. INGERSOLL     

La libération de la dépendance affective engendre une émotion aussi grande que la passion amoureuse. Parfois, des relations de couple tiennent, non parce que les insatisfactions ne seraient pas suffisantes pour y mettre un terme, mais parce que la peur de perdre les quelques satisfactions qui en dépendent est trop grande. Pour ces gens, le partenaire et l'amour qu'il apporte garantissent un certain bonheur. Si nous avons vécu ainsi longtemps, le jour où nous assumons autant la responsabilité de notre bonheur et de notre satisfaction que de nos doutes, nous goûtons une liberté d'une plénitude indicible. L'émotion apparaît lentement d'abord, notre bonheur s'installe sans que nous le sachions. Et vient un jour où nous nous rendons compte que c'est un choix que nous faisons d'aimer. Nous sommes heureux de reconnaître en nous une si grande force de bonheur. Nous sommes libres, nous sommes déjà en plein vol. 

Je prends la responsabilité de mon bonheur. Chaque jour, par le recueillement et par l'action, je chemine vers la liberté. Rapidement, je me rends compte que la prise de responsabilité de ma satisfaction réduit d'autant les prétextes d'insatisfaction dans ma relation.

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     « Le grand triomphe de l'adversaire est de vous faire croire ce qu'il dit de vous.»      
     PAUL VALÉRY     

La reconnaissance est au centre du développement non seulement de l'estime de soi, mais aussi du sentiment de l'identité. Il est légitime que chacun poursuive des activités qui lui apportent la reconnaissance de ses pairs. Il n'y a rien d'orgueilleux à vouloir être reconnu pour ses qualités. Lorsque nos pairs nous reconnaissent, nous pouvons le recevoir avec plaisir et sans honte. Mais, généralement, au premier chef, nous préférons, si nous avons fait l'analyse des causes de nos réussites et insuccès antérieurs, juger nous-même nos actions. Nous sommes alors responsable et il devient possible de nous reconnaître et de prendre honnêtement et sans exagération le crédit de nos succès, sans attendre l'opinion des autres. Nous avons alors de la force de caractère. Nous pouvons nous protéger des opinions négatives, ou même simplement de celles qui voudraient attribuer à la chance une part de notre mérite. Nous savons faire la part des choses, conserver notre équilibre et une paix véritable à tout moment de notre vie. 

Je reconnais moi-même mon entière responsabilité dans mes succès. Par l'étude de mon expérience, je connais mes forces et mes faiblesses et sais mesurer la valeur de mes actions. Je reçois la reconnaissance de mes pairs avec joie et équilibre.

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