1 jour à la fois
Archive by month: 2020-9Return

     « La vie est comme un instrument de musique; il faut la tendre et la relâcher pour la rendre agréable. »      
     DÉMOPHILE     

Bien des manières d'accorder nos comportements existent. À tel point que cela peut devenir confondant: devons nous ritualiser des scènes de la vie de façon à nous donner des cadres rassurants et efficaces; ou devons-nous sortir des cadres et agir différemment selon les circonstances pour tirer le meilleur parti; devons-nous suivre des principes de vie dont la valeur nous semble plus élevée moralement; faut-il nous abandonner à nos caprices et à nos désirs? Tout est vrai, tout est faux, tout n'est que nuances. Au fond, nous sommes plus heureux quand nous usons de jugement pour choisir l'une ou l'autre de ces voies, selon les circonstances. Nous avons plus de plaisir à vivre quand nous restons en contact étroit avec ce que nous sommes, avec notre vérité intérieure. La vie n'est pas une règle, l'amour n'est pas une loi, le plaisir n'est pas l'anarchie, tout n'est que vérité et authenticité d'âme. 

Je ne suis ni une machine ni un ordinateur, je suis la vérité. Je ne trouve pas le bonheur en longeant les clôtures que j'ai construites ou qui m'ont été imposées, mais en apprenant à me connaître et à reconnaître mes besoins.

Suite

     « Fuir les hommes, ce n'est pas les haïr: tout le monde ne se sent pas fait pour s'agiter avec eux. »      
     AUTEUR INCONNU     

En acceptant le vide, nous faisons une place au silence. Nous sentons en nous le grand courant de la force de vie et d'amour; il nous traverse, émanant de notre cour. Nous nous ouvrons à la connaissance de la vérité, de la valeur, du sens de notre vie à la mesure de l'universel. Une paix s'installe nous rendant apte à apprécier la beauté et la douceur qui nous entourent. Nous voyons tous ces bienfaits qui nous sont prêtés et nous en sommes reconnaissant. La gratitude émerge comme le flot d'une douce chaleur de la plus intime profondeur de notre corps. Peu à peu, nous acceptons mieux que les raisons de notre existence nous restent, dans une certaine mesure, incompréhensibles. En échange, nous avons droit à la surprise, toujours possible à chaque jour nouveau, nous avons droit à l'émotion satisfaisante, au plaisir du bonheur humain, et à celui de savoir que nous le partageons avec l'universel. 

Je participe de l'infini et de l'immensité. Dans le silence, je me laisse traverser par les grands courants de l'énergie originelle. L'amour me régénère, la vérité renforce mon équilibre, la paix et le silence m'enseignent la voie du bonheur.

Suite

     « Les temps intéressants comportent toujours de grands malheurs et de grands bouleversements. Bénissez le ciel si vous êtes né dans une telle époque... Vous en aurez besoin. »      
     PATRICK GAUTHIER     

Tous les jours ne sortent pas de l'ordinaire. Et c'est tant mieux. Cela permet que nous nous reposions. Aucun bonheur stable ne pourrait émerger de l'agitation continuelle. Un jour où rien de particulier ne se passe est une véritable occasion de reprendre contact avec nous-même. Nous en profitons pour prendre soin de notre vie, de nous, des gens qui nous entourent et que nous aimons. Nous en profitons pour renouer avec nos souvenirs, avec d'anciennes activités, écrire à d'anciennes connaissances. Au fond, nous n'avons pas besoin de l'agitation incessante pour voir la beauté qui nous entoure. Au contraire, en profitant d'un moment de calme, nous devenons plus réceptif; le détail que nous ne remarquons même plus reprend de sa valeur, de son sens. Le bonheur et la paix sont des choses simples. Profitons de ce répit d'un bref instant de recueillement quotidien pour refaire le plein d'énergie. 

J'accueille le jour nouveau où rien ne se passe comme le plus précieux cadeau qui m'ait été offert par la vie. Je profite du bonheur simple et je refais mes énergies.

Suite

     « On peut compter le nombre de pommes sur un arbre, mais on ne peut compter le nombre d'arbres dans une pomme. »      
     PROVERBE ROMANICHEL     

Chacun doit vivre et s'habituer aux changements: c'est là l'état d'humain. Un déménagement, la perte d'un être cher... Nous nous refusons au changement, nous ne regardons que les mauvais côtés, nous demeurons perplexe, rageant même de ne pas comprendre, et nous sommes malheureux. Au fond, la compréhension vient avec l'acceptation; la nature nous enseigne comment il faut voir la situation. Le principal changement pour une pomme nécessite qu'elle accepte de ne plus être pomme elle-même, afin de continuer d'exister en donnant naissance à l'arbre. Tout n'est que transsubstantiation. Chaque changement de notre existence nous appelle à devenir différent pour augmenter la somme de nos expériences, l'étendue de notre sagesse, la plénitude de notre bonheur. Par le changement, et notre capacité à le vivre dans la paix de l'acceptation, nous passons de l'état d'humain à celui de surhumain. 

J'accepte le changement et les réalités nouvelles avec confiance. Chacune de mes expériences augmente ma capacité d'amour de moi et l'étendue de mon bonheur.

Suite

     « Une pomme par jour éloigne le médecin pour toujours. »      
     DICTON     

Dans la recherche d'une solution créatrice empreinte de noblesse, les symboles peuvent être d'un grand secours. Ils nous permettent parfois de voir la vie sous un angle différent et de trouver des ressources qui restaient jusqu'alors invisibles. Par exemple, nous pouvons nous demander ce que serait la vie, la charité et l'amour si nous étions une pomme. Pour une pomme, ce serait d'être disponible, accessible, parce que des pommes, on en trouve partout, même à l'état sauvage. En fait, nous sommes si accessible que nous représentons un bonheur gratuit, le seul véritable bonheur du reste. Nous sommes l'amour, sans prétention, sans comparaison. Notre volonté n'est pas d'être autre que ce que nous sommes, mais d'être connu dans toute notre authenticité par notre entourage, et de remplir notre mission, apporter la santé, la collation apaisante et régénératrice, la beauté utile sur une table, les saveurs et les couleurs de la vie, toujours différentes d'une pomme à l'autre. En fait, si nous sommes une pomme, nous sommes un parfum de bonheur. 

Je suis un parfum de bonheur. Mon unicité me caractérise. Mon entourage me connaît et me reconnaît pour mes qualités car je suis disponible. Partout sur mon passage, j'apporte la santé et la joie de vivre.

Suite

     « Le fruit défendu n'est jamais le fruit des affamés. »      
     MME DE GIRARDIN     

La force du symbole, de même que son sens sont ceux que nous lui attribuons. Ce sens, comme une diapositive, est une projection de notre vérité intérieure qui nous révèle à nous-même. Tous les concepts, en plus de leur sens usuel, peuvent recevoir une telle valeur symbolique puisée à même ce que nous sommes: les éléments, Dieu, l'environnement, etc. Par exemple: le fruit est un symbole de la vie, de son résultat, du bonheur. En nous demandant à quel fruit nous nous identifions, nous apprenons à connaître sous un jour nouveau certaines de nos qualités. Demandons-nous quel fruit nous sommes: un fruit de la passion, excellent à l'intérieur au moment où l'extérieur semble le plus montrer le contraire... une cerise si sucrée, si rouge, si rafraîchissante, ou un gland de chêne, à la cuirasse si dure, aimant les hauteurs... En les abordant sous l'angle du symbole, certains textes mythologiques, certains contes pour enfants, les écrits des grandes religions nous révèlent parfois des sens qui sont précieux. Même les hasards de notre vie, lorsque nous leur prêtons attention, sont souvent riches d'enseignements. Avec douceur, l'ouverture d'esprit peut nous montrer des voies insoupçonnées vers le bonheur. 

Je considère l'incompréhensible sous l'angle du symbole et vois s'il n'y a pas un sens à découvrir pour ma vie. Je me demande à quel symbole je m'identifie, qui m'explique à moi-même qui je suis. J'apprends à me connaître.

Suite

     « Agir dans la colère, c'est mettre la voile dans la tempête. »      
     EURIPIDE     

Lorsque nous sommes en colère, nous pouvons être tenté de fustiger quelqu'un, de briser la vaisselle ou encore de nous enfermer à double tour et de refuser toute communication. Ces réactions nuisent à toutes relations. Elles en appauvrissent la qualité et la beauté. Avant de ne plus être capable de récupérer ces relations, il nous faut essayer de transformer nos réactions. La colère est un mécanisme de fuite de notre émotion de peur ou de douleur. L'analyse de nos sentiments au moment où nous ressentons de la colère nous permet de nous accueillir. C'est la première clé du changement vers l'authenticité. Nous découvrons des insatisfactions et des besoins légitimes à l'origine de nos peurs. Pour rétablir la relation, nous pouvons exprimer nos besoins et nos émotions en parlant au « je ». Parler à la « première » personne est donc la seconde clé qui nous permettra de régler pacifiquement nos différends. Le « je » nous responsabilise et nous redonne notre pouvoir sur notre vie. Fondamentalement, ces clés font partie du trousseau de l'amour inconditionnel de soi. C'est cet amour qui nous aide à voir clair en nous. Et c'est par lui que nous saurons retrouver la paix intérieure et notre propre authenticité, quelle que soit la rapidité de l'autre à redevenir authentique. 

Quand je suis en colère, je prends le temps qu'il me faut pour retrouver mon calme et mon amour pour moi. J'analyse mes sentiments et les exprime. Je me sens bien car j'ai su me faire entendre sans hausser le ton.

Suite

     « Il est possible de nourrir l'imagination de différentes pensées et de créer une nouvelle façon de vivre. »      
     ROKELLE LERNER     

Modifier le cours de notre vie nous semble de l'ordre de l'insurmontable. Comme un condamné qui a reçu sa sentence, nous nous sentons enchaîné à notre travail ou ancré dans une relation amoureuse qui ne l'est plus. Rectifier le cours de notre existence, c'est un peu comme tracer un nouveau sentier dans la forêt; au début c'est avec une machette qu'il faut couper les ronces encombrantes de nos vieilles habitudes, de nos idées stéréotypées. Peu à peu, en l'empruntant chaque jour, la trajectoire devient sillon, puis sentier, et il ne tient qu'à nous de l'élargir, de l'enjo liver. Au bout de quelques mois, nous découvrirons avec surprise que l'ancien sentier s'est couvert de broussailles et nous nous demanderons: « Comment ai-je pu passer ma vie comme cela? 

J'abreuve mon imagination de modèles de réussite. Les biographies écrites et les documentaires télévisés m'enseignent que les grands personnages sont très souvent issus de milieux plus que modestes. Je me donne les moyens de transformer ma vie.

Suite
23sept.

85 – DÉCIDER

     « Demander à soi-même vaut mieux que demander aux autres. »      
     PROVERBE CHINOIS     

Lorsque vient le temps de prendre une décision, nous avons si peu confiance en nous que nous demandons à nos voisins ce qu'ils feraient à notre place. Le problème, c'est qu'ils nous répondent avec leurs valeurs, leurs forces, leur propre bagage. Si nous prenons nos propres décisions, en accord avec ce que nous sommes, nous devenons un être authentique et nous risquons moins de nous tromper, car nous savons ce qu'il y a de mieux pour nous. Peu importe le résultat qui découlera de notre décision, nous serons à même d'en comprendre tous les mécanismes, d'en saisir toutes les répercussions. Nous apprendrons de nos erreurs ou nous nous féliciterons de nos choix judicieux. Nous serons peut-être original, certes: nous serons l'expression de la vérité sincère qui nous habite, qui nous a choisi. 

Je prends mes décisions, je ne blâme donc personne pour les résultats que j'obtiens. Je comprends mieux ainsi les raisons qui la fondent. Je suis le seul maître de ma vie.

Suite

     « La noblesse aurait subsisté si elle s'était plus occupée des branches que des racines. »      
     NAPOLÉON 1ER     

Nous sommes le vent. Notre destinée n'est pas l'immobilité, mais le voyage au bout de nous-même, au bout de la nuit, la découverte de la lumière. Nous ne sommes pas né là où tout est petit. Et notre choix n'est pas de nous engouffrer entre les arêtes des bâtiments et des gratte-ciel qui nous font hurler. Bien au contraire, nous sommes la facilité sans souffrance, l'allégresse et la joie de vivre. Nous sommes l'aide au meunier qui tourne les moulins, nous sommes l'espièglerie qui soulève ensuite la farine, nous sommes la joie qui se lit sur un visage d'enfant qui court dans un champ, heureux que nous participions à son jeu de cerf-volant rouge dans le bleu. Nous sommes né dans les hauteurs sans contrainte, nous sommes né libre, nous avons la force de dépasser les limites et si l'enfant le veut, nous irons porter son cerf-volant « dans » la lune. 

Je ne cherche pas la liberté, je suis la liberté. Je ne cherche pas la puissance de réaliser les rêves fous, je suis celui qui les crée, qui les propose et les rend possibles.

Suite
Page 1 sur 4 PremièrePrécédente [1]