1 jour à la fois
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     « Je préfère considérer la vie comme un bon livre. A mesure que vous avancez dans sa lecture, tout commence à se tenir et à avoir du sens. »      
     RABBIN HAROLD KUSHNER     

Lorsque nous avons dix-sept ans, nous avons hâte d'atteindre notre majorité, de vivre selon nos valeurs, de contrôler notre vie et d'être enfin heureux. Assez rapidement la vingtaine nous apprend que notre liberté s'arrête là où la liberté des autres commence. Le force de nos trente ans nous permet d'actualiser notre potentiel et parfois d'avoir l'impression de soulever le monde. Avec les rides de la quarantaine commence à poindre l'idée qu'une trame mystérieuse et bienfaisante sous-tend depuis notre premier souffle cette succession d'événements. Peu à peu, nous nous habituons à l'idée des changements qui se produisent dans notre vie. Par chance, ils arrivent graduellement. À la soixantaine, une paix s'est installée. Nous sommes moins pressé. Octogénaire, la mémoire fait parfois défaut. Lorsque, toute notre vie, nous avons su bien nous imprégner des moments les plus agréables, alors ils occupent la plus grande place dans nos souvenirs: c'est une chance qui n'est pas donnée à tous, sachons la cultiver. 

Je prends l'habitude de me donner des moments de silence quotidiens pour saisir et décoder le sens de ma vie, dans cet univers simple et complexe à la fois. Je m'applique le plus possible à créer et à souligner les moments heureux, ils constituent ma plus grande richesse.

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     « Ma mission sur terre, c'est de reconnaître le vide en moi et hors de moi, et de le remplir. »      
     M. M. DE KOTZK     

Il faut être totalement présent à notre action. Quoi que soit qu'il s'agisse – étude, travail, loisir – il vient un moment où notre intérêt baisse. Nous pouvons aussi être distrait par des peurs, de l'angoisse, de l'insécurité. Pourtant, rien de tout cela ne doit nous perturber. C'est la clé du succès: être totalement présent à notre action. La paix de l'esprit s'installe chez celui qui est totalement absorbé dans son action. Cette paix intérieure se gonfle jusqu'à envelopper le monde réel. Et si alors une tempête passe, comme par respect du sacré, elle s'ouvre pour faire place à une grande concentration de l'âme. Dans l'œil du cyclone tout reste calme, nous voyons la lumière. 

Je suis concentré sur ce que je fais. Totalement absorbé, une paix profonde s'installe en moi. Je poursuis mon objectif. Le reste n'est que du vent.

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     « Le voyageur est encore ce qui importe le plus dans un voyage. »      
     ANDRÉ SUARÈS     

Plus que le chemin que nous parcourons, la façon dont nous le parcourons importe. Plus que l'endroit où nous allons, et le moment où nous y arriverons, l'endroit où nous sommes et les gens avec qui nous nous trouvons importent. Il arrive que nous ne choisissions rien de tout cela. Pourtant, l'importance n'est pas tant dans l'éventualité ou dans le pouvoir de choisir, mais dans l'inéluctable du moment présent, et des faits qui l'accompagnent Aussi, quand nous nous trompons de route, il faut profiter de l'inattendu du paysage, plutôt que pleurer les mille et un autres aspects que nous manquons. De même, bien plus qu'un quelconque délai, maintenir des relations authentiques avec ceux qui nous entourent doit retenir notre attention. Toujours, ce que notre situation devrait être est sans aucune importance en comparaison de ce que nous faisons de notre état présent. C'est là le véritable chemin du bonheur. 

Je vis le moment présent, pleinement. Je profite de ce qu'il m'apporte de beau, de bon, de vrai. Je privilégie la paix intérieure et les relations authentiques aux événements de la vie courante.

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29juil.

29 – ACCUEIL

     « Mieux vaut voir qu'écouter. Par les yeux on arrive au vrai, par les oreilles on arrive au faux. »      
     PROVERBE CHINOIS     

Lorsque nous nous ouvrons à l'autre, à ses idées, que nous l'écoutons avec notre cour, nous lui donnons l'occasion de grandir. Sa confiance en lui augmente dans la mesure où il se sent accepté, et même si nous ne sommes pas obligé d'être d'accord, il grandira par le seul fait qu'il est confronté à sa propre vérité. Nous aussi, en acceptant de nous laisser habiter par les idées de l'autre, y trouvons notre profit. Notre conscience de la variété de l'expérience humaine s'élargit pendant que nous remettons en question ce que nous imaginions être la vérité. Il peut arriver qu'un point de vue différent du nôtre soit enrichissant pour notre propre réflexion et nous ouvre des horizons auxquels nous ne nous attendions pas. Il peut arriver aussi qu'après réflexion, cet autre point de vue confirme la fermeté du nôtre. Notre identité propre est alors mieux trempée pour affronter une prochaine différence, l'expérience de l'étrange nous ayant révélé à nous même. En accordant aux autres, par notre ouverture d'esprit, le plaisir d'être eux-mêmes, nous nous accordons plus facilement ce même droit à une authenticité sans voile. Enfin, plus conscient de notre vérité personnelle, nous savons mieux réagir aux influences extérieures. 

Je suis ouvert d'esprit. J'accepte d'étudier les avantages d'une position différente. Quelle que soit la conclusion à laquelle j'arrive, j'aurai pris confiance. Je saurai que mon authenticité se fonde sur la connaissance réelle.

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     « La joie est en tout, il faut savoir l'extraire. »      
     CONFUCIUS     

La source de vie est fertile en occasions. Aucune occasion manquée, aucun échec ne doivent nous décourager; d'autres occasions se présenteront encore et encore. Il y en aura toujours plus que les humains ne pourront jamais en réaliser. Si toutes ne connaîtront pas nécessairement le succès, plusieurs peuvent éventuellement trouver une conclusion positive. Quand une situation ne tourne pas comme nous aurions pu l'espérer, plutôt que de croire que peut-être la vie nous a oublié, il faut nous aimer. Nous ne méritons pas de nous blâmer: n'avons-nous pas fait que ce que nous pouvions avec ce que nous avions pour être heureux? Plutôt que d'abandonner, il faut nous demander, à la lumière de notre expérience, ce qu'il aurait fallu faire au cours de la dernière année pour mieux nous préparer et réussir? Il faut bien observer, répondre à la question et agir en conséquence. Maintenant. Nous n'avons peut-être pas un an: la source de vie est très fertile en occasions. 

Je ne me décourage pas à cause d'une occasion manquée. Mais, à la lumière de mon expérience, je me prépare pour la prochaine occasion semblable qui ne manquera pas de survenir.

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     « Faire sentir sa sagesse indispose les hommes, la faire oublier les fait aimer. »      
     LIE-TSEU     

Il est parfois difficile d'évaluer nos actions présentes. Notre cour nous dit que nous avons bien fait, mais est-ce la réalité? Nous surpasser n'exige pas que nous soyons inégalable. Il suffit simplement de dépasser ce que nous avons réussi à obtenir comme résultat jusqu'ici, dans notre vie. En considérant avec humilité notre réalité présente à la lumière de ce que nous avons été, la lumière se fait. Il devient aisé de savoir et de mesurer notre succès. Nous n'avons plus besoin de l'avis des autres pour le faire. Nous sommes indépendant, capable de nous détacher de leurs opinions si elles ne nous plaisent pas, et d'accueillir sans bouleversement le bonheur que procurent celles qui nous plaisent. Nous développons une confiance réelle en nos moyens et en ce que nous sommes. Nous atteignons l'équilibre de la sagesse. 

J'utilise la connaissance de ma vie passée pour me reconnaître avec humilité. Je suis libre du regard des autres, j'ai la sagesse de l'équilibre que confère le réel amour de soi.

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     « Je ne vois pas de limites car en fait elles n'existent pas. »      
     E. LEINO     

Il en est de nos objectifs et de nos projets comme d'une très haute montagne à gravir. Il faut du temps et des efforts. Et les dernières difficultés semblent souvent les plus exigeantes. Celui qui grimpe ne connaît vraiment le sommet que lorsqu'il y arrive. Alors, d'un regard, il embrasse l'univers tout entier. L'espace d'un instant, le monde pourrait tenir dans le creux de sa main. Debout dans le cercle du soleil, il n'a qu'à étendre le bras pour toucher le ciel. Dans son cœur, le vide qu'il appréhendait est tout gonflé de vie et d'amour, ce n'est plus une source qui l'emplit, c'est un torrent, un fleuve, tant il y a d'énergie qui se déverse et le régénère. Dans la poursuite d'une plus grande réalisation de notre vérité suprême, nous avons tous droit au couronnement final et à la revitalisation qu'il engendre. C'est par elle que, finalement, nous nous connaissons. Et c'est par cette connaissance que nous trouvons la force d'amour nécessaire pour découvrir les nouveaux sentiers de notre vie. 

J'avance jusqu'au bout. Dans la conclusion, quelle qu'elle soit, je trouve la satisfaction de m'être respecté, de nouvelles énergies pour grandir davantage et une plus grande connaissance de moi.

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     « Jamais la nature n'eut un langage et la philosophie un autre. »      
     JUVÉNAL     

L'esprit se nourrit de liberté. Pour notre emploi, pour nous même, nous forçons, nous travaillons, nous poussons, cherchant toujours à faire avancer les choses. Il vient un moment où une lassitude s'installe dans le cœur. Nous considérons le travail accompli, mais surtout celui qui reste à faire; et le temps perdu, celui que nous n'avons pas eu la force d'utiliser de la meilleure façon. Alors nous nous disons que nous n'avons pas de temps pour les vacances. Mais ce temps où nous devenons improductif n'est pas une vacance, il contribue à notre fatigue, il est le prix que l'on paie à trop vouloir dépasser nos limites. Les vraies vacances ne sont pas un tribut versé, elles sont un dividende perçu et qui nous régénère. Le repos nécessaire est ce qui nous permet de faire plus aisément, et plus rapidement ce qui, autrement, serait difficile. C'est pourquoi nous devons accepter de nous arrêter, de profiter de la vie et de nous occuper de nous. En nous donnant l'amour qui convient, nous reprenons goût à la vie. En nous donnant la liberté totale dont nous avons besoin, nous rencontrons vraiment ce que nous avons de plus intime, de plus frais et de plus fragile en nous. Et dans la conscience de notre fragilité, nous trouvons la volonté, la force et le courage authentique. 

Je ne compte pour repos que celui que je choisis moi-même. Je décide de ce repos sans me préoccuper du reste. Il m'est nécessaire, il me permet de me rencontrer, de reconnaître ma fragilité, et ma force, de m'occuper de moi.

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     « On ne dort pas pour dormir, mais pour agir. »      
     C. G. LICHTENBERG     

Nous avons parfois la tentation de différer notre sommeil. Mais bien souvent, c'est un mauvais calcul. Nous remboursons généralement les mauvaises heures gagnées un jour au cours des jours suivants. Dormir, c'est donner à ses états inconscients l'occasion de rebattre les cartes après une partie. Au réveil, l'intérêt du jeu s'en trouve augmenté. D'autres fois, nous avons des difficultés à nous laisser emporter par le sommeil. Quand nous avons passé une bonne journée, que nous avons fait l'inventaire des moments où nous ne sommes pas resté branché sur nous même, que nous avons dressé la liste de ce que le lendemain nous réserve, il est souvent plus facile de lâcher prise. Il ne s'agit plus que d'être totalement à notre action présente. En concentrant toute notre attention sur ce qui se passe réellement, sur ce que nous faisons véritablement, tout est plus facile à réussir, même se laisser emporter par le sommeil. 

Je suis tout à mon moment présent. Je ne laisse pas fuir mon esprit dans le passé ou rêver à l'avenir. À chacune de mes actions, je tâche de me concentrer sur ce que je fais.

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     « Il y a deux choses que l'expérience doit apprendre: la première, c'est qu'il faut beaucoup corriger; la seconde, c'est qu'il ne faut pas trop corriger. »      
     EUGÈNE DELACROIX     

Le sage qui travaille à l'épanouissement de l'âme doit avoir le doigté du jardinier, et le respect du sacré que possèdent les enfants. Chaque être humain est une expression de vie, d'amour et de vérité. L'enfant sait que cette expression, en elle-même, n'est pas son œuvre, mais qu'elle s'orchestre à l'intérieur d'une pièce théâtrale plus grandiose qu'il ne saurait le dire. Celui qui se croit plus grand que cette facette de la vérité quitte la voie de la sagesse. Il est facile à remarquer, celui-là: il taille et coupe, cisaille avec impatience les pommiers comme les lilas sitôt qu'ils perdent leurs fleurs, il arrose ses vignes comme on encourage la croissance de n'importe quel lierre. Le véritable jardinier sait que son rôle n'est pas d'éliminer ce qu'il ne comprend pas, mais de favoriser l'éclosion du bourgeon. Et parce qu'il ne se substitue pas toujours au temps, il obtient des raisins plus savoureux. 

Je laisse le temps agir. Je garde à l'esprit la limite de mes moyens humains. J'accepte que l'ordre des choses puisse répondre à une conception plus vaste que la mienne. Je cherche à retrouver le projet originel et l'encourage.

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