1 jour à la fois
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     « Il n'y a de long ouvrage que celui qu'on n'ose pas commencer. Il devient cauchemar. »      
     CHARLES BAUDELAIRE     

Il nous est arrivé à tous, à un moment ou à un autre, d'être paralysé devant la tâche à accomplir, ou même seulement de différer nos actions. Alors, souvent la peur cause nos difficultés. Toutes les peurs ne sont pas irrationnelles. Si l'atteinte de nos objectifs nécessite que nous morcelions notre démarche en étapes, il peut arriver qu'inconsciemment nous sachions que notre préparation pour l'une d'elles soit insuffisante. La peur intervient alors comme un indicateur naturel qu'il faut apprendre à écouter. En prenant conscience de notre état, nous pouvons réagir pour parfaire notre préparation. Par contre, notre peur peut aussi prendre racine dans une habitude d'agir en fonction des autres, une volonté d'épater la galerie. Aussi la peur de l'échec nous assaille. En laissant à notre peur la place qu'il lui faut, nous arrivons à nous accepter et à mieux comprendre notre volonté d'être reconnu, notre besoin d'être aimé et estimé. En reconnaissant nous-même nos forces et nos faiblesses avec amour, humilité et exactitude, nous trouvons la sagesse de les articuler au mieux pour la réalisation de notre projet. Il devient alors possible de faire confiance à la vie pour les résultats et d'agir pour nous-même, en considérant que l'expérience est déjà notre premier dividende. 

Je laisse une place à ma peur car elle m'éclaire sur ma vie. Je confie les résultats de mes actions à la source de vie, et je considère la valeur de l'expérience pour mon évolution.

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     « Qui n'a goûté à la mort ne connaît pas la saveur de la nourriture. »      
     PROVERBE IRLANDAIS     

C'est une histoire connue mais qu'on aime toujours se remémorer. Arrivant au ciel, il est donné à chacun le choix entre le paradis et l'enfer. On mène la personne devant deux portes. Dans chacune des salles, des tables de banquet. Jetant un cil dans la première salle, nous remarquons que tous les convives sont assis et enchaînés, qu'ils ont de longues fourchettes qui leur permettent d'atteindre tous les mets sur la table. Mais les fourchettes sont trop longues pour porter les mets à la bouche. Que de frustrations! Les convives se battent entre eux pour attraper les parts qui, espèrent-ils, pourront plus facilement combler leurs besoins. C'est certainement l'enfer, nous disons-nous. Regardant dans l'autre salle, quelle n'est pas la surprise de constater le même scénario ; tous les convives sont enchaînés à leur chaise et ont de trop longues fourchettes. Pourtant, l'atmosphère semble ici heureuse. En y regardant de plus près, nous remarquons la différence fondamentale. Quand quelqu'un a faim, il demande à la personne assise en face de lui de lui porter un morceau à la bouche. 

Je ne me bats pas pour gagner mon point. J'œuvre pour aider mon prochain à bien exprimer le sien. Je lui fais confiance. Il saura écouter le mien pareillement le moment venu.

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     « Il y a des roses noires, elles sont éternelles. Leurs épines sont effilées... Ces roses étranges croissent dans l'âme de l'être humain. Ce sont les roses noires de la tristesse.»      
     P. ELINE     

Lorsque nous avons travaillé longtemps à un projet, il arrive parfois, quand nous le terminons, que nous sentions du vague à l'âme. Nous devrions être heureux d'avoir enfin réussi, d'avoir conclu, et pourtant nous nous sentons comme si notre vie était subitement sans but. La forte dose de stress que nous nous sommes peut-être imposée, la grande quantité d'énergie que nous avons exigée de nous sont en grande partie responsables de cet état. La peur d'un avenir inconnu joue aussi dans bien des cas. Nous devons nous faire confiance et faire confiance à la vie. Quand nous terminons un projet de grande haleine, nous franchissons toujours une étape de croissance. Nous sommes plus en mesure de relever les nouveaux défis qui s'offrent à nous. Il est possible que nous nous sentions perdu de ne pas savoir tout de suite quel sera le prochain défi, mais peut-être que la vie est assez bonne pour nous donner un moment de répit que nous ne saurions nous accorder de nous-même si ce n'était des circonstances. Profitons donc de ce moment d'accalmie pour refaire nos forces, pour faire le bilan de notre travail, pour célébrer la nouvelle étape personnelle que nous venons de franchir. 

J'accueille la baisse d'énergie qui accompagne parfois la fin d'un projet comme un moment de répit. Je considère les nouvelles forces que j'ai développées par cette réalisation et je prends le temps de me reconnaître. Je fais confiance à la vie pour savoir me proposer de nouveaux défis en temps utile.

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     « La fin est l'épreuve de tout. »      
     GOWER     

La difficulté de terminer toute chose, de faire le dernier pas, de marquer le dernier point est telle que la capacité de conclure est la marque des champions. Tout ne repose plus que sur la force de caractère quand nous savons le résultat final. Nous avons tous en nous cette force de caractère. Même dans nos plus petites activités quotidiennes, nous avons la chance de terminer des choses. Dans chacune de ces petites victoires, nous trouvons la force d'entreprendre et de mener à échéance de plus vastes projets. C'est pourquoi il importe de nous fixer des objectifs. Ces objectifs réalistes à court terme nous permettent de cultiver notre habitude de la réussite entière. En goûtant régulièrement la satisfaction véritable, nous nous trempons chaque fois dans l'énergie de l'authentique réalisation de notre vérité. Nous grandissons dans cette force de caractère qui nous permet de nous montrer au monde splendide. 

Je trouve dans chacune de mes petites victoires quotidiennes la véritable force d'être ce que je suis jusqu'au bout. Je puise en moi cette énergie qui me permet la véritable satisfaction et la véritable authenticité.

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     « Si tu veux prendre du poisson, rentre chez toi et fabrique-toi un filet. »      
     CONFUCIUS     

Nous nous fixons des objectifs régulièrement. Nous voulons accomplir ceci, cela dans la journée. Nous voulons réaliser un tel projet. Mais les résultats de nos actions ne sont pas toujours à la hauteur de nos attentes. En considérant les responsabilités que nous aurions pu prendre autrement pour mieux réussir, il est certain que nous saurons utiliser l'avenir avec encore plus de perspicacité pour mieux arriver à nos fins. Nous pouvons donc avoir confiance. Pour l'instant, nous pouvons être heureux. Nous avons fait ce que nous pouvions avec l'expérience et la connaissance que nous avions. Nos objectifs, aussi importants soient-ils, sont idéaux ; et la réalité n'est pas toujours idéale. C'est l'œuvre de toute notre vie que de composer entre l'idéal et la réalité pour les faire se rejoindre. Chaque geste que nous faisons en ce sens est un petit bout de chemin parcouru sur la bonne voie, nous pouvons nous en être reconnaissant. Ce qui a été fait n'aura plus à être fait. Cela constitue toujours une victoire personnelle et méritée. 

J'apprécie ce que j'ai réussi à faire. Je garde aussi à l'esprit les responsabilités que je peux prendre dans ma vie. Cela me donne confiance en moi et en l'avenir.

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     « La personne éduquée est celle qui a appris à apprendre et à changer. »      
     C. ROGERS     

Un vieillard qui est encore capable de dire : « Faut aller avec le temps, la vie est devant » n'est pas un vieillard mais une force spirituelle de jeunesse. Quel que soit notre âge, que nous soyons bardés de diplômes ou que notre bagage académique soit plus modeste, quand nous ouvrons notre être à l'humilité, nous nous ouvrons au changement bénéfique. Par cette ouverture, la source de vie entre en nous et nous apporte la paix telle une branche d'olivier. Fermant les yeux, nous étudions la texture du bois, ses courbes et ses nœuds. Nous étudions les dimensions de cette paix qui croît en nous comme une feuille d'arbre ou perle une goutte de sève qui frémit avant de chuter. Nous la connaissons, sous tous ces angles, nous captons même ses effluves sucrés et reposants. Notre relation au monde n'est plus une lutte pour affirmer notre différence, elle devient une association intime entre nous et le monde, basée sur l'acceptation, l'humilité et l'aide au mieux-être. 

Sachant que je suis appelé à toujours plus de bonheur, je prendrai aujourd'hui quelques minutes pour examiner les insatisfactions de ma vie et entamer un changement vers un mieux-être.

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     « La mort n'est jamais que le silence du souvenir. »      
     PATRICK GAUTHIER     

Dans la forêt, les arbres sont silencieux. Le roi est venu s'y réfugier, il pleure seul. La reine n'est plus. Combien d'occasions de bonheur manquées? Il pense à la reine, il la voit, là dans le château, toute souriante dans sa «berçante », mais la culpabilité, la tristesse, les regrets l'envahissent. Il pense tant qu'il lui semble entendre la reine parler d'une voix d'ange : « La vie qui me reste, elle est en toi, dans ton cœur, dans celui de nos enfants et de nos amis. Sache faire de cette vie une longue suite de moments heureux. Ne te fais pas un reproche de ce qui aurait pu être. Que je sois un réconfort pour toi et non pas l'occasion de mille regrets et de tristesse, c'est ce qui me rend heureuse. Garde-moi une pièce dans ton château et viens m'y rendre parfois. Viens chercher conseil dans l'adversité. Laisse-moi goûter de petites parts de tes bonheurs. C'est ainsi qu'à travers toi, continuera de se construire ma vie. » 

Je conserve les meilleurs souvenirs des gens que je connais. Chacun d'eux a sa propre vie en moi et je désire que cette vie soit heureuse.

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     « Renouvelle-toi chaque jour, fais-le de nouveau, encore de nouveau et toujours de nouveau. »      
     TA-HIO     

En tout, la réussite vient d'elle-même si nous savons être totalement présents à notre action. Le sommeil, quand nous pensons à la journée que nous venons de passer, à celle qui nous attend, ne vient jamais. Mais il est pratiquement instantané quand nous vivons le moment présent, que ce soit en nous concentrant sur le rythme de notre respiration, sur les battements de notre cœur ou sur la détente musculaire progressive de chacune des parties de notre corps. Nos relations aussi sont mieux réussies, l'affection que l'on donne à un enfant ou à un conjoint est mieux reçue lors que nous acceptons d'engager la totalité de notre être dans notre action. D'ailleurs, à ce chapitre, l'enfant ne peut être trompé. Il ressent instinctivement la différence et sa réaction en témoigne. En nous recueillant quotidiennement pour accepter le jour nouveau, pour considérer la beauté du monde qui nous entoure et nous recentrer, nous développons la base de cette capacité de vivre le moment présent. 

Je suis présent le plus possible à mes émotions, à mes actions, au monde qui m'habite autant qu'à celui qui m'entoure. J'écoute le silence en moi et y puise la paix et le calme.

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     « Prenez pleinement conscience de la variété qui règne au sein de l'espèce humaine, et vous serez prêts à admettre l'interdépendance des êtres humains. »      
     S. PECK     

Chacun est unique. Chacun interprète le monde à partir de son vécu, de son monde intérieur. Et cette interprétation porte en elle l'empreinte de sa personnalité. Aucune interprétation n'est le monde lui-même, non plus qu'aucune n'est objective. La richesse de l'humanité est dans la multiplicité de ces subjectivités, de ces différences. Acceptons la différence de notre prochain comme la nôtre, là réside la richesse qui nous est donnée en partage. Avançons-nous dans la société et contribuons à notre part de richesse et de différence, elle est essentielle. Le monde qui nous entoure n'en sera que plus florissant. La richesse de l'humanité dépend de la participation de chacun, c'est donc notre devoir d'être présent, d'exprimer notre plus pure vérité, de laisser vivre notre profondeur d'amour. 

Je fais part de mon devoir d'être humain. J'apporte ma vérité à l'humanité. J'exprime ma force d'amour par la chaleur humaine que je dispense aux gens que je rencontre.

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     « La voie de la lumière apparaît ténébreuse. »      
     LAO TSEU     

Nous vivons dans une société hiérarchisée. Il peut arriver que, dans nos rapports avec les gens qui nous entourent, qu'il s'agisse d'un patron ou d'une personne que nous estimons beaucoup, nous nous sentions inférieur. Ce n'est pas le lien hiérarchique qui est en cause quand nous nous infériorisons ainsi à nos propres yeux. Cet abandon, ce mépris de nous-même est la mesure de la distance que nous avons à parcourir pour être authentique. Ce mépris de nous étouffe la véritable beauté qui nous habite. Il faut voir comment intervient ce mépris ; nous reconnaissons l'autre à tel point que nous ne nous reconnaissons plus nous-même. À quoi cela tient-il? En chacun de nous, l'éclat de la beauté est un guide dont le mépris ne fait que nous détourner pour nous mener où nous ne voulons pas être et là où nous ne sommes plus. Mais en ouvrant la porte à l'amour inconditionnel, nous nous donnons la chance d'exister vraiment et d'être reconnu à notre juste valeur. Ce faisant, nous devenons aussi plus apte à reconnaître réellement autrui dans toute son humanité, à l'accepter vraiment. Ainsi, nous nous posons dans la relation comme participant à part entière et la rendons plus enrichissante pour chacun. 

Je suis attentif à ce qui m'amène à m'abandonner. Plutôt que de me mépriser, je fais de la place à mes émotions. Ainsi, j'apprends à me connaître tout en retrouvant la capacité de me poser de façon authentique dans mes relations.

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