1 jour à la fois
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     « Quand vous en avez l'équivalence mentale, ce que vous souhaitez est à vous. »      
     E. Fox     

Il pousse un arbre. Un vieil arbre. Si vieux qu'il se souvient des druides qui venaient autrefois cueillir le gui. Son feuillage vert et sombre se balance lentement, bruissant au contact des arbres qui l'entourent. Son écorce plissée, râpeuse et d'un brun aux reflets d'or sent bon le bois et l'humidité. Ses branches basses font des bras forts et des mains habiles. La terre, d'un roux fauve, douce et riche, s'étend d'elle-même lorsqu'il faut faire de la place à un nouvel arbre. Les racines du vieil arbre plongent jusqu'au plus profond de la terre, jusque-là où il fait chaud ; au cœur de la planète, où il puise sa force. Les maisons là-bas, c'est le domaine des grands seigneurs. Ici, c'est celui d'une autre vie où même les tempêtes sont ralenties. Là-bas, un lac où se reflètent les étoiles pour son plaisir et celui de la forêt. Vous êtes cet arbre majestueux et cette terre merveilleuse. Et c'est votre cœur qui réchauffe vos racines. 

J'écoute le silence de ma forêt, les longs craquements des plus lourdes branches des arbres, les feuilles qui frémissent, les racines qui labourent la terre et le feu qui bourdonne en son centre. Je goûte cette paix qui nous est donnée en partage.

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     « Rien n'arrive sur cette terre que le ciel ne ramène de nouveau dans le cercle de ses révolutions. »      
     TCHOU HI     

Rien de ce que nous pouvons dire de bien, rien de ce que nous pouvons faire de bon n'est jamais produit en pure perte. L'humanité est sur la terre comme un couple sur un voilier. Tout choix influe sur la vie de l’autre, sur la qualité de l'environnement, sur le bonheur présent, sur le moment exact où seront hissées les voiles, et même sur le hasard qui décidera de la hauteur de la vague coïncidera avec l’arrivée au port. Tous les rêves que nous caressons, toutes les émotions que nous éprouvons, toutes les bonnes pensées que nous avons, tout l'amour que nous donnons sont immédiatement mis en commun dans le vaste trésor de l'humanité. Ces richesses véritables sont le sel de la vie, la valeur qui a permis d'acheter le temps qui nous est imparti, et l'espoir d'une humanité toujours plus heureuse. La fraction de seconde où nous nous recueillons pour retrouver ce que nous sommes vraiment et faire le calme en nous est précieuse. Elle témoigne de la vitalité de l'amour humain et de sa volonté de poursuivre l'œuvre. 

Je collabore à l'œuvre de l'humanité. Je veux que ma contribution soit la plus représentative de ce que j'ai de beau en moi. Je me calme et je choisis ce que je suis.

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     « En tout homme se trouve une part de solitude qu'aucune intimité humaine ne peut remplir. C'est là que Dieu nous rencontre. »      
     R. SCHULTZ     

Chaque jour, nous grandissons par le recueillement. Recueillons-nous dans ce lieu qui n'appartient qu'à nous et prenons une grande respiration. Nous nous régénérons. Apprécions notre corps fidèle. Dans le calme, l'amour et l'acceptation que nous lui offrons, il nous parle de nous et nous savons le comprendre. Il est l'instinct et nous guide vers le plaisir et la satisfaction de nos besoins, de nos désirs. Apprécions ce jour qui permet l'exploration de nos capacités, de nos limites. Aimons-les, acceptons-les. En ce jour, soyons totalement libre du regard des autres. Le calme nous habite, l'amour nous donne vie. C'est en nous que nous trouvons la source de la vérité. Puisons-y pour l'éternité. Qui nous côtoie est dans la lumière, qui nous côtoie est dans l'humilité. 

Trois fois, je respire profondément. Je suis reconnaissant pour la vie qui m'a été donnée. Aujourd'hui, j'accueille mes forces et mes faiblesses et je fais une grande action : je salue le soleil de mon âme.

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     « La société serait une chose charmante, si l'on s'intéressait les uns aux autres. »      
     CHAMFORT     

Chaque jour qui passe, nous croisons, parfois sans rien voir, parfois sans lui accorder d'importance, une personne dans les transports en commun, un employé au comptoir de l'épicerie, etc. Lorsque nous sommes préoccupés par nos problèmes, centré sur notre vie, sans égard pour tous ceux qui nous entourent, il peut arriver que nous nous impatientons contre ces gens qui ne vont pas au même rythme que nous et qui semblent entraver notre route. Pour peu, nous nous dirions : « L'amour de l'humanité, ce serait bien beau si ce n'était pas des êtres humains qui la composent. » Puis nous nous ravisons. Nous adoptons une attitude plus tolérante, allant même jusqu'à risquer un sourire. Les choses deviennent plus faciles. Les gens remarquent notre rayonnement positif et facilitent nos démarches s'ils le peuvent. Nous-même nous gardons un meilleur équilibre, nous nous sentons moins seul, en union complice avec l'humanité. 

Je suis agréable, même avec les gens qui ne me reverront jamais. C'est ma vie qui s'en trouve la plus embellie. Je connais la paix de l'équilibre et j'ai la satisfaction d'être cohérent avec moi-même et avec mon rêve de bonheur universel.

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     « Lorsque notre peur rencontre la douleur d'autrui, elle devient pitié ; lorsque c'est notre amour qui rencontre cette douleur, elle devient compassion. »      
     S. LEVINE     

Quand nous éprouvons de la pitié, c'est souvent une barrière à une action. Notre apitoiement nous justifie de penser qu'il n'y a plus rien à faire. A d'autres moments, pour nous couper de notre pitié, nous partons en croisade pour changer à notre manière l'état pitoyable de l'autre et sa situation. Ainsi, dans la prise en charge de nos responsabilités, nous abandonnons notre contact intérieur avec nos émotions et nous nous « supériorisons » en pensant que nous sommes capable de mieux gérer la vie d'un autre que cet autre lui-même. Le degré de pitié que nous éprouvons pour lui reflète le complexe de supériorité qui nous éloigne de notre vérité. Quand nous accueillons l'autre avec amour, nous savons lui accorder l'écoute dont il a besoin pour qu'il comprenne lui-même sa situation. Nous prenons intérêt à sa situation sans chercher à abandonner notre contact avec notre cœur et nos émotions. Nous conservons toute notre paix et toutes nos énergies. Et s'il s'avère que nous représentons, pour l'autre, une forme de solution, qu'il veuille nous demander une aide supplémentaire, et que nous soyons en mesure de la lui accorder sans dommage pour nous, nous faisons le choix de nous engager activement dans la réalisation de son succès, de sa solution. Mais cela demeure notre choix, nous ne sommes plus le jouet de notre peur, de nos émotions. 

Avoir de la compassion, c'est me relier à l'autre par mon écoute attentive à son besoin véritable, non à ce que je voudrais qu'il soit. Je garde le contact avec mon émotion et j'accueille l'autre avec la paix profonde de mon âme. Je deviens libre de mes choix.

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     « La difficulté attire l'homme de caractère, car c'est en l’affrontant qu'il se réalise lui même. »      
     CHARLES DE GAULLE     

Les premiers pas pour réaliser un projet sont parfois aussi difficiles que de gravir une montagne. Mais, après quelques jours d'escalade, l'homme grimpe la montagne en courant. Ses jambes sont plus fermes et son souffle est bon. Toute difficulté que nous rencontrons sur la route de notre réalisation est une bonne nouvelle si nous choisissons de l'assumer, une mauvaise si nous ne faisons que la subir. Nous choisissons d'être totalement présent à ce que nous sommes, et nous trouvons le véritable sens de l'amour. Nous choisissons d'être totalement présent à nos actions, et avant même d'être arrivé au bout du parcours, déjà, nous avons grandi. La difficulté ne fait que nous éclairer sur les sentiers de nos vies qu'il nous faut encore créer, débroussailler, ouvrir, tracer. La difficulté est la lumière de notre croissance ; là où elle éclaire, notre personnalité prend vie, bourgeonne, éclot, s'épanouit. Accueillons-la comme un cadeau de la vie, en demandant seulement ce que nous devons en apprendre. 

J'accueille les difficultés comme les fleurs accueillent la lumière. Là où elles se trouvent, la vie m'appelle à naître et à croître. Je les accueille en cherchant l'origine de la lumière pour comprendre la direction que doit prendre ma croissance.

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     « On a vu souvent Rejaillir le feu De l'ancien volcan que l'on croyait trop vieux. »      
     JACQUES BREL     

Parfois, il suffit d'être présent aux côtés de quelqu'un pour qu'il comprenne que nous l'aimons. Nous apprécions et acceptons sa présence. Mais quand il faudrait plus, qu'apportons-nous vraiment? Nous pouvons apporter beaucoup dans des choses tellement simples. Du support dans une démarche. Un encouragement. De la présence, une participation à un projet. Des informations pertinentes qui éviteront à l'autre de chercher inutilement. Mais, avant tout, de l'écoute. Plus fondamentalement encore, de l'acceptation sans attente, même si nous ne comprenons pas toujours, même si nous ferions parfois les choses différemment, une acceptation profondément paisible. Quoi encore? Un point de repère dans un moment mouvementé, notre équilibre et, le plus essentiel, notre amour inconditionnel de la vérité humaine qui nous habite. Quoi encore? Notre plus grande richesse, notre bonheur qui crée un havre de paix partout où nous passons, cette vie intérieure que nous projetons inévitablement sur notre environnement et qui fait le monde à notre image. À quel autre endroit quiconque pourrait-il vouloir être? 

Je contribue de ce que je suis partout où je vais. Le monde qui m'entoure est une projection de mon univers intérieur, un havre de paix. Je m'ouvre pour y accueillir les gens près de moi.

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     « Le mal ne provient pas de la culpabilité, mais de l'effort que l'on fait pour l'éviter. »      
     S. PECK     

Vous êtes-vous déjà senti coupable? Agir pour de mauvaises raisons et contre sa volonté n'est pas l'état le plus satisfaisant qui soit. Pourtant, l'érable qui grandit ne porte pas le soleil comme un fardeau : il est sa principale source de vie. Pour les êtres humains, la connaissance et l'amour sont source de vie. Par le recueillement, sans fuir nos émotions, nous trouvons les causes du malaise et nous récupérons le pouvoir sur notre vie, nous trouvons la force, le discernement et la reconnaissance de soi nécessaires pour nous protéger de notre peur du jugement des autres. Dans cette liberté, il devient possible de choisir entre mettre un terme à notre action ou la poursuivre, par amour pour soi, par amour ou par gratitude pour son prochain. Mais quelle que soit la décision, on y gagnera une plus grande capacité de se reconnaître, ou de reconnaître les autres. 

Je ne fuis pas mes peurs et mon sentiment de culpabilité par des actions irréfléchies. Je leur laisse une place pour en comprendre les ramifications. Je sais faire la part des choses et choisir de m'aimer. Alors je peux poursuivre mon action pour de bonnes raisons si elles m'habitent.

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     « Le temps est ce que nous désirons le plus, mais, hélas, ce que nous utilisons le plus mal. »      
     W. PENN     

Nous passons des heures à converser au téléphone ou, hypnotisés, nous regardons des émissions de télévision que nous n'avons même pas choisies. D'autres consacrent des jours entiers à laver ce qui est déjà propre, voiture ou maison. Pourtant, nous nous surprenons à dire : « Si j'avais du temps, j'étudierais l'espagnol », ou « Je ferais du sport », ou encore « Je serais engagé dans une action bénévole ». Certes, il faut décompresser. Mais il s'avère toujours plus satisfaisant de le faire en s'occupant de nous qu'en nous coupant de ce que nous vivons. Quand nous utilisons notre temps libre pour prendre soin de notre corps, pour nous recréer par des activités satisfaisantes, et même pour faire le silence en nous par la méditation, nous découvrons un bonheur nouveau. Nos énergies sont plus fortes, notre patience est plus facile et plus durable, notre volonté et nos capacités s'avèrent bien plus grandes et efficaces que nous ne les avions imaginées. Nous retrouvons le pouvoir et l'espoir fondé de réaliser nos rêves les plus chers. 

La prochaine fois que je veillerai jusque tard dans la nuit, j'aurai une pensée de compassion pour ceux qui souffrent; au volant de ma voiture, j'écouterai sur une cassette une leçon d'espagnol. Durant les longs trajets dans l'autobus, je lis, pour rêver ou pour m'instruire, pour goûter chaque seconde du temps qui m'est donné.

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     « On ne peut renforcer les faibles en affaiblissant les forts. »      
     ABRAHAM LINCOLN     

Se tailler une place dans notre monde moderne est une tâche qui peut paraître ardue, difficile, presque irréalisable, d'autant plus si nous nous laissons abattre à la seule idée que des géants se sont déjà établis. Nous pouvons entrer en lutte, tel David devant Goliath, en visant le point faible. Mais alors, nos chances de succès sont telles que si nous sortons vainqueur, nous serons digne d'une mention dans l'histoire. Mais nous pouvons aussi, tel le rat de la fable qui ronge le filet dans lequel le lion s’est empêtré, prendre l'attitude d'un joueur d'équipe. Si le grand est noble (et nous pouvons le choisir pour cette qualité), l'association pourra être profitable aux deux. Cela ne nous empêchera jamais de conserver toujours présent à l'esprit que nous sommes unique et merveilleux. Nous sommes, par notre différence, nécessaire à l'ensemble. Et la vie veut que nous venions avec notre vérité tout entière dans le monde. 

Par ma différence, que je sois souris, lion, David ou Goliath, ma tâche en ce monde est de m'appliquer à être ce que je suis vraiment, et de me préparer à être surpris, renversé des résultats de l'expression claire de mon bonheur fondamental.

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