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     « Lorsque notre peur rencontre la douleur d'autrui, elle devient pitié ; lorsque c'est notre amour qui rencontre cette douleur, elle devient compassion. »      
     S. LEVINE     

Quand nous éprouvons de la pitié, c'est souvent une barrière à une action. Notre apitoiement nous justifie de penser qu'il n'y a plus rien à faire. A d'autres moments, pour nous couper de notre pitié, nous partons en croisade pour changer à notre manière l'état pitoyable de l'autre et sa situation. Ainsi, dans la prise en charge de nos responsabilités, nous abandonnons notre contact intérieur avec nos émotions et nous nous « supériorisons » en pensant que nous sommes capable de mieux gérer la vie d'un autre que cet autre lui-même. Le degré de pitié que nous éprouvons pour lui reflète le complexe de supériorité qui nous éloigne de notre vérité. Quand nous accueillons l'autre avec amour, nous savons lui accorder l'écoute dont il a besoin pour qu'il comprenne lui-même sa situation. Nous prenons intérêt à sa situation sans chercher à abandonner notre contact avec notre cœur et nos émotions. Nous conservons toute notre paix et toutes nos énergies. Et s'il s'avère que nous représentons, pour l'autre, une forme de solution, qu'il veuille nous demander une aide supplémentaire, et que nous soyons en mesure de la lui accorder sans dommage pour nous, nous faisons le choix de nous engager activement dans la réalisation de son succès, de sa solution. Mais cela demeure notre choix, nous ne sommes plus le jouet de notre peur, de nos émotions. 

Avoir de la compassion, c'est me relier à l'autre par mon écoute attentive à son besoin véritable, non à ce que je voudrais qu'il soit. Je garde le contact avec mon émotion et j'accueille l'autre avec la paix profonde de mon âme. Je deviens libre de mes choix.

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     « On a vu souvent Rejaillir le feu De l'ancien volcan que l'on croyait trop vieux. »      
     JACQUES BREL     

Parfois, il suffit d'être présent aux côtés de quelqu'un pour qu'il comprenne que nous l'aimons. Nous apprécions et acceptons sa présence. Mais quand il faudrait plus, qu'apportons-nous vraiment? Nous pouvons apporter beaucoup dans des choses tellement simples. Du support dans une démarche. Un encouragement. De la présence, une participation à un projet. Des informations pertinentes qui éviteront à l'autre de chercher inutilement. Mais, avant tout, de l'écoute. Plus fondamentalement encore, de l'acceptation sans attente, même si nous ne comprenons pas toujours, même si nous ferions parfois les choses différemment, une acceptation profondément paisible. Quoi encore? Un point de repère dans un moment mouvementé, notre équilibre et, le plus essentiel, notre amour inconditionnel de la vérité humaine qui nous habite. Quoi encore? Notre plus grande richesse, notre bonheur qui crée un havre de paix partout où nous passons, cette vie intérieure que nous projetons inévitablement sur notre environnement et qui fait le monde à notre image. À quel autre endroit quiconque pourrait-il vouloir être? 

Je contribue de ce que je suis partout où je vais. Le monde qui m'entoure est une projection de mon univers intérieur, un havre de paix. Je m'ouvre pour y accueillir les gens près de moi.

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     « Le mal ne provient pas de la culpabilité, mais de l'effort que l'on fait pour l'éviter. »      
     S. PECK     

Vous êtes-vous déjà senti coupable? Agir pour de mauvaises raisons et contre sa volonté n'est pas l'état le plus satisfaisant qui soit. Pourtant, l'érable qui grandit ne porte pas le soleil comme un fardeau : il est sa principale source de vie. Pour les êtres humains, la connaissance et l'amour sont source de vie. Par le recueillement, sans fuir nos émotions, nous trouvons les causes du malaise et nous récupérons le pouvoir sur notre vie, nous trouvons la force, le discernement et la reconnaissance de soi nécessaires pour nous protéger de notre peur du jugement des autres. Dans cette liberté, il devient possible de choisir entre mettre un terme à notre action ou la poursuivre, par amour pour soi, par amour ou par gratitude pour son prochain. Mais quelle que soit la décision, on y gagnera une plus grande capacité de se reconnaître, ou de reconnaître les autres. 

Je ne fuis pas mes peurs et mon sentiment de culpabilité par des actions irréfléchies. Je leur laisse une place pour en comprendre les ramifications. Je sais faire la part des choses et choisir de m'aimer. Alors je peux poursuivre mon action pour de bonnes raisons si elles m'habitent.

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