1 jour à la fois
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     « Presse-toi de faire vite ce qui ne presse pas afin de pouvoir faire lentement ce qui presse. »      
     PROVERBE CHINOIS     

De la mesure naissent les fruits les plus nombreux. La régularité dans l'action permet de nous hâter lentement en toute circonstance. Nous pouvons alors facilement augmenter le nombre de nos réalisations sans perdre le contrôle de notre vie. Si nous avons un objectif à atteindre, foncer tête baissée à toute épouvante permet de parcourir peut-être les trois quarts du chemin en un jour. Mais s'il en faut dix ensuite pour terminer notre parcours... dans quel état nous arriverons alors! En morcelant notre objectif en étapes réalistes, nous arrivons à faire le trajet tout entier en seulement trois jours. Nous commençons à goûter le plaisir d'être sur la bonne voie dès le premier, et nous avons encore la force de jouir pleinement de notre succès lorsqu'il se concrétise vraiment. S'il faut durer plus longtemps, après quelques jours, les premiers nous semblent n'avoir été qu'une période de réchauffement tant nous pouvons augmenter le rythme. La cadence peut bien devenir effrénée, nous savons conserver la paix intérieure, nous savons nous hâter lentement. C'est là une réussite de l'amour et de l'importance que nous nous accordons. 

Je m'aime suffisamment pour me donner la chance d'agir dans des conditions plus faciles. Ma réussite s'en trouve augmentée et j'ai la force d'en goûter le plaisir. Ma capacité de réalisation de ma vérité grandit. J'en éprouve quotidiennement un plus grand bonheur de vivre.

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     « L'individu qui arrive avec une idée nouvelle est un excentrique jusqu'au jour où son idée a du succès. »      
     MARK TWAIN     

Si nos idées sont originales, elles ne rencontreront peut être pas immédiatement toute l'adhésion espérée. Les humains, plutôt que de changer, préfèrent souvent fermer les yeux sur leur inconfort par peur de perdre ce qu'ils ont. Ils préfèrent un casse-tête auquel il manque une pièce plutôt que de le compléter en le mélangeant à d'autres casse-tête. Quand nous demeurons en contact avec notre vie et notre vérité intérieure, nous gardons une porte ouverte sur l'énergie créatrice qui nous habite. Les idées se présentent comme des morceaux de casse-tête dépareillés pour combler le vide. En mettant en commun plusieurs casse-tête, nous finissons par trouver une pièce qui nous convient. Les gens acceptent mal que nous mélangions les puzzles, que nous sortions de la boîte du convenu. Qu'à cela ne tienne. Rien ne les oblige à faire de même ni à regarder de ce côté. Rien non plus ne nous oblige à rester près d'eux s'ils sont trop fermés à la vérité et au changement. Avec l'amour inconditionnel, nous trouvons la force d'être authentique, la force d'accepter d'être ce que nous sommes même si des gens peuvent être critiques à notre égard. Telle est la liberté que nous leur accordons. Telle est la liberté que nous nous accordons. 

Je ne m'enferme pas dans les cadres et les boîtes du convenu, de l'admis et du prévisible. La solution est souvent au-delà. Je fais confiance à mon jugement et je me permets d'être moi-même, d'adapter les moyens aux situations.

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     « Qu'y a-t-il dans un nom? Ce que nous appelons rose par n'importe quel autre nom sentirait aussi bon »      
     WILLIAM SHAKESPEARE     

Quel nom donnons-nous à l'éternité qui se trouve par-delà la dernière limite matérielle concevable? Si nous nous tournons vers le monde extérieur et que nous considérons l'univers dans lequel nous vivons, nous convenons de dire que, de « tous les noms », le mot éternité est le seul que l'esprit ne puisse saisir. Nous n'avons pas de difficulté à comprendre quelqu'un (et ce quelqu'un peut être nous) qui, disant « Dieu », voudrait, d'une certaine manière, désigner entre autres cette éternité. Par ailleurs, si nous nous tournons vers l'intérieur et que nous considérons notre corps comme la limite, que nous y plongeons, nous conviendrons de parler de notre vérité profonde, de notre force d'amour, etc. Encore une fois, si dans une discussion une personne veut nous expliquer son point de vue sur la vie en nommant cela « Dieu », l'ouverture d'esprit nous permettra d'accepter le mot qu'il choisit pour pouvoir entendre son discours. Quoique nous puissions avoir une définition différente, quoique nous puissions utiliser d'autres mots ou les mêmes, si le discours est enrichissant, si le discours est porteur d'une sagesse, s'il est libérateur et empreint d'amour, que nous importe qu'il s'inspire de tel ou tel texte, que nous importe tel ou tel mot féminin ou masculin? Si ce discours peut contribuer à nous révéler une facette de notre voie d'accès au bonheur, ne nous est-il pas profitable? Ne contribue-t-il pas à la croissance de la paix sur terre? 

Je ne m'arrête pas au mot, car le mot n'est pas la chose. Je ne m'arrête pas à la carte, car la carte n'est pas le lieu. J'ai l'ouverture d'esprit qui me donne accès à la chose et au lieu véritable de la sagesse.

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