1 jour à la fois

     « L'individu qui arrive avec une idée nouvelle est un excentrique jusqu'au jour où son idée a du succès. »      
     MARK TWAIN     

Si nos idées sont originales, elles ne rencontreront peut être pas immédiatement toute l'adhésion espérée. Les humains, plutôt que de changer, préfèrent souvent fermer les yeux sur leur inconfort par peur de perdre ce qu'ils ont. Ils préfèrent un casse-tête auquel il manque une pièce plutôt que de le compléter en le mélangeant à d'autres casse-tête. Quand nous demeurons en contact avec notre vie et notre vérité intérieure, nous gardons une porte ouverte sur l'énergie créatrice qui nous habite. Les idées se présentent comme des morceaux de casse-tête dépareillés pour combler le vide. En mettant en commun plusieurs casse-tête, nous finissons par trouver une pièce qui nous convient. Les gens acceptent mal que nous mélangions les puzzles, que nous sortions de la boîte du convenu. Qu'à cela ne tienne. Rien ne les oblige à faire de même ni à regarder de ce côté. Rien non plus ne nous oblige à rester près d'eux s'ils sont trop fermés à la vérité et au changement. Avec l'amour inconditionnel, nous trouvons la force d'être authentique, la force d'accepter d'être ce que nous sommes même si des gens peuvent être critiques à notre égard. Telle est la liberté que nous leur accordons. Telle est la liberté que nous nous accordons. 

Je ne m'enferme pas dans les cadres et les boîtes du convenu, de l'admis et du prévisible. La solution est souvent au-delà. Je fais confiance à mon jugement et je me permets d'être moi-même, d'adapter les moyens aux situations.

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     « Qu'y a-t-il dans un nom? Ce que nous appelons rose par n'importe quel autre nom sentirait aussi bon »      
     WILLIAM SHAKESPEARE     

Quel nom donnons-nous à l'éternité qui se trouve par-delà la dernière limite matérielle concevable? Si nous nous tournons vers le monde extérieur et que nous considérons l'univers dans lequel nous vivons, nous convenons de dire que, de « tous les noms », le mot éternité est le seul que l'esprit ne puisse saisir. Nous n'avons pas de difficulté à comprendre quelqu'un (et ce quelqu'un peut être nous) qui, disant « Dieu », voudrait, d'une certaine manière, désigner entre autres cette éternité. Par ailleurs, si nous nous tournons vers l'intérieur et que nous considérons notre corps comme la limite, que nous y plongeons, nous conviendrons de parler de notre vérité profonde, de notre force d'amour, etc. Encore une fois, si dans une discussion une personne veut nous expliquer son point de vue sur la vie en nommant cela « Dieu », l'ouverture d'esprit nous permettra d'accepter le mot qu'il choisit pour pouvoir entendre son discours. Quoique nous puissions avoir une définition différente, quoique nous puissions utiliser d'autres mots ou les mêmes, si le discours est enrichissant, si le discours est porteur d'une sagesse, s'il est libérateur et empreint d'amour, que nous importe qu'il s'inspire de tel ou tel texte, que nous importe tel ou tel mot féminin ou masculin? Si ce discours peut contribuer à nous révéler une facette de notre voie d'accès au bonheur, ne nous est-il pas profitable? Ne contribue-t-il pas à la croissance de la paix sur terre? 

Je ne m'arrête pas au mot, car le mot n'est pas la chose. Je ne m'arrête pas à la carte, car la carte n'est pas le lieu. J'ai l'ouverture d'esprit qui me donne accès à la chose et au lieu véritable de la sagesse.

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     « Vous pouvez vous libérer de votre passé en l'aimant. »      
     S. ROMAN     

Quand nous subissons un revers, il ne suffit pas de fermer les yeux sur une partie de notre vie pour vivre en paix. Un jour ou l'autre, l'occasion de faire face à une situation semblable nous sera donnée et nous ne voudrons pas, toute notre vie, nous détourner de notre route par peur de l'échec. Ce qui est ennuyeux, ce n'est pas l'échec, c'est la méconnaissance de l'échec. Notre plus grande force naît de ce que nous acceptons de vivre avec le souvenir du revers sans le nier, sans fuir l'émotion dont il est porteur. En acceptant sa présence, la peur nous quitte. La douleur appréhendée n'arrive pas. Nous pouvons ainsi étudier à loisir les causes de notre insuccès, les comprendre, et choisir de développer de nouvelles capacités. Quoi qu'il en soit, nous grandissons. Notre confiance en nous-même s'accroît. L'avenir nous apparaît sous un meilleur jour avec raison : nous faisons l'expérience de la plus profonde authenticité. 

Je ne nie pas mes erreurs, j'apprends plutôt à partir d'elles. Je me construis en les acceptant et en les étudiant. Ainsi, je deviens confiant en mes moyens pour affronter de semblables situations dans l'avenir.

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