1 jour à la fois
Par auteur: Patrick GauthierRetour

     « Ne cherche pas à combien, mais à qui tu plais, »      
     P. SYRUS     

Au moment d'approcher quelqu'un, peut-être nous est-il déjà arrivé de devenir muet? Nous semblions avoir perdu tout notre sens de la répartie ou de l'entregent. La peur de nous dévoiler, de montrer une facette de notre vérité nous dominait. Cette inquiétude que nous avions quant à notre valeur empêchait que nous ouvrions la bouche. Mais tout cela ne témoignait que de notre exigence envers nous-même et de notre difficulté à nous aimer. La valeur fondamentale de ce que nous sommes n'est pas une question de mérite, d'argent ou de succès. Quand nous nous ouvrons pour montrer qui nous sommes, c'est l'essence nécessaire et suffisante de l'humanité tout entière, dans une forme d'organisation particulière, qui prend vie. L'essentiel de la partie, dans son caractère sensible et unique, est identique au tout : il en recèle, à l'état potentiel, toutes les facettes. Chaque fois que nous prenons la chance d'être vrai, c'est cette vérité que nous partageons tous qui se manifeste à travers nous. Habité de ce rayonnement, il est légitime d'avoir confiance. 

Je ne me demande pas d'être davantage que je suis. Je ne me compare pas. Je ne tente pas d'être à la fois moi-même, assorti de la demie de mon voisin. Personne ne peut être l'infini et demi. J'accepte ce que je suis et me révèle tel en m'accordant l'amour inconditionnel.

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     « On ne traite un homme avec mépris qu'après qu'il s'est traité lui-même sans respect. »      
     MONG TSEU     

Quand nous choisissons d'aider un de nos proches au détriment d'un projet auquel nous tenons, nous devons sérieusement nous demander pourquoi nous ne nous accordons pas plus d'importance. Personne ne prendra cette responsabilité pour nous ; du reste, cela ne nous plairait probablement pas. Lorsque nous faisons le choix de nous accorder de l'importance et d'assumer la responsabilité de ce que nous sommes, nous prenons le risque d'être jugé, critiqué. Nous prenons la responsabilité d'un succès ou d'un échec éventuel. Nous courons le risque de déplaire. Mais qu'est-ce à côté de ne pas exister, de ne pas être nous-même? Quand nous nous accordons de l'importance, nous avons raison de nous faire confiance : nous prenons les moyens de réussir. Et si des gens de notre entourage peuvent se sentir abandonnés, nous pouvons leur préciser que notre choix n'est pas entre eux et notre projet, mais entre assumer notre responsabilité face à nous-même et ne pas la prendre. Nous pouvons expliquer l'importance de notre projet à nos yeux et dans notre vie. Généralement, ils comprennent. Généralement aussi, dès que nous acceptons d'endosser la responsabilité de nos propres besoins, ils sont rapides à se choisir eux-mêmes : ils préfèrent accepter leurs propres responsabilités, et ne pas se reposer sur nous pour réaliser leur bonheur. En nous accordant le droit d'être important, nous leur ouvrons la porte au même plaisir. Pour cela, ils sont reconnaissants. 

Je m'accorde de l'importance, c'est ma responsabilité de le faire. J'explique mon choix qui est la condition de mon succès. Je sais que mon choix est libérateur pour ceux qui m'entourent, c'est pourquoi je le fais dans la sérénité.

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     « Ne te préoccupe que de l'acte, jamais de ses fruits. »      
     BHAGAVAD GITA     

Les jours les plus longs sont aussi ceux qui nous permettent d'accomplir davantage. La vie est devant nous, il n'y a que l'action qui puisse nous porter vers nos objectifs, et même au-delà. Oublions tout le reste, concentrons-nous sur notre route et ne la quittons point. Laissons notre intuition nous dicter notre conduite et soyons tout entier à notre action. A chaque moment du jour se présente une chose que nous avons à faire, faisons-la sur-le-champ, ou planifions le moment opportun pour l'accomplir. L'intuition dicte toujours, obéissons donc à ses ordres : soyons discipliné envers nous-même. Soyons, à notre service, d'une efficacité exemplaire. Profitons de ce que l'élan du printemps est à son plus fort pour donner la direction qu'il se doit à l'été qui arrive. Tel un aigle, grimpons sur les courants les plus chauds qui nous porteront le plus haut. 

J'œuvre dans le même sens que la source de vie. Aussi, je ne me préoccupe pas des résultats qui viendront d'eux-mêmes en temps et lieu, mais je me concentre sur mon action et sur la meilleure façon de l'insérer dans le monde.

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