1 jour à la fois
Par mois: 2020-7Retour

     « Je préfère considérer la vie comme un bon livre. A mesure que vous avancez dans sa lecture, tout commence à se tenir et à avoir du sens. »      
     RABBIN HAROLD KUSHNER     

Lorsque nous avons dix-sept ans, nous avons hâte d'atteindre notre majorité, de vivre selon nos valeurs, de contrôler notre vie et d'être enfin heureux. Assez rapidement la vingtaine nous apprend que notre liberté s'arrête là où la liberté des autres commence. Le force de nos trente ans nous permet d'actualiser notre potentiel et parfois d'avoir l'impression de soulever le monde. Avec les rides de la quarantaine commence à poindre l'idée qu'une trame mystérieuse et bienfaisante sous-tend depuis notre premier souffle cette succession d'événements. Peu à peu, nous nous habituons à l'idée des changements qui se produisent dans notre vie. Par chance, ils arrivent graduellement. À la soixantaine, une paix s'est installée. Nous sommes moins pressé. Octogénaire, la mémoire fait parfois défaut. Lorsque, toute notre vie, nous avons su bien nous imprégner des moments les plus agréables, alors ils occupent la plus grande place dans nos souvenirs: c'est une chance qui n'est pas donnée à tous, sachons la cultiver. 

Je prends l'habitude de me donner des moments de silence quotidiens pour saisir et décoder le sens de ma vie, dans cet univers simple et complexe à la fois. Je m'applique le plus possible à créer et à souligner les moments heureux, ils constituent ma plus grande richesse.

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     « Ma mission sur terre, c'est de reconnaître le vide en moi et hors de moi, et de le remplir. »      
     M. M. DE KOTZK     

Il faut être totalement présent à notre action. Quoi que soit qu'il s'agisse – étude, travail, loisir – il vient un moment où notre intérêt baisse. Nous pouvons aussi être distrait par des peurs, de l'angoisse, de l'insécurité. Pourtant, rien de tout cela ne doit nous perturber. C'est la clé du succès: être totalement présent à notre action. La paix de l'esprit s'installe chez celui qui est totalement absorbé dans son action. Cette paix intérieure se gonfle jusqu'à envelopper le monde réel. Et si alors une tempête passe, comme par respect du sacré, elle s'ouvre pour faire place à une grande concentration de l'âme. Dans l'œil du cyclone tout reste calme, nous voyons la lumière. 

Je suis concentré sur ce que je fais. Totalement absorbé, une paix profonde s'installe en moi. Je poursuis mon objectif. Le reste n'est que du vent.

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     « Le voyageur est encore ce qui importe le plus dans un voyage. »      
     ANDRÉ SUARÈS     

Plus que le chemin que nous parcourons, la façon dont nous le parcourons importe. Plus que l'endroit où nous allons, et le moment où nous y arriverons, l'endroit où nous sommes et les gens avec qui nous nous trouvons importent. Il arrive que nous ne choisissions rien de tout cela. Pourtant, l'importance n'est pas tant dans l'éventualité ou dans le pouvoir de choisir, mais dans l'inéluctable du moment présent, et des faits qui l'accompagnent Aussi, quand nous nous trompons de route, il faut profiter de l'inattendu du paysage, plutôt que pleurer les mille et un autres aspects que nous manquons. De même, bien plus qu'un quelconque délai, maintenir des relations authentiques avec ceux qui nous entourent doit retenir notre attention. Toujours, ce que notre situation devrait être est sans aucune importance en comparaison de ce que nous faisons de notre état présent. C'est là le véritable chemin du bonheur. 

Je vis le moment présent, pleinement. Je profite de ce qu'il m'apporte de beau, de bon, de vrai. Je privilégie la paix intérieure et les relations authentiques aux événements de la vie courante.

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