1 jour à la fois
Par mois: 2020-6Retour

     « L'exilé, qui n'a de demeure nulle part, est un mort sans tombeau. »      
     P. SYRUS     

La nature n'aime pas le vide, c'est connu. Tout territoire inhabité devient rapidement l'hôte de quiconque passe par là. Il en va de même des êtres humains. Nous ne pouvons abandonner nos droits ou nous abandonner nous-même sans donner prise sur nous à ceux qui nous entourent. Il nous appartient d'occuper notre territoire, et de l'entretenir. Nous avons tous les droits pour décider de la décoration de notre bureau, de notre coupe de cheveux et du choix de notre partenaire de vie autant que de nos priorités dans la vie, et de l'ordre dans lequel nous les réaliserons. Dans chaque cas, nous aurons à vivre avec les conséquences de nos décisions, qu'elles soient ou non positives. Pour chacun de nos choix, c'est nous et nous seul qui aurons à en assumer les résultats, que nous ayons pris nos décisions nous-même ou que d'autres l'aient fait à notre place. Alors aussi bien être pleinement nous-même, et vivre le bonheur le mieux ajusté à ce que nous sommes. Aussi bien habiter pleinement et mettre en valeur de la meilleure manière le territoire qui nous est le plus intimement associé : notre vie, nos rêves, nos besoins et nos désirs. 

Je prends les décisions qui concernent ma vie en fonction de moi, de mes désirs, besoins et goûts. Je suis responsable de ce qui m'arrive. Mes succès ne sont pas dus à la chance ou à l'intervention divine, mais à mes choix ; je conserve aussi le pouvoir sur mes revers.

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     « Ne cherche pas à combien, mais à qui tu plais, »      
     P. SYRUS     

Au moment d'approcher quelqu'un, peut-être nous est-il déjà arrivé de devenir muet? Nous semblions avoir perdu tout notre sens de la répartie ou de l'entregent. La peur de nous dévoiler, de montrer une facette de notre vérité nous dominait. Cette inquiétude que nous avions quant à notre valeur empêchait que nous ouvrions la bouche. Mais tout cela ne témoignait que de notre exigence envers nous-même et de notre difficulté à nous aimer. La valeur fondamentale de ce que nous sommes n'est pas une question de mérite, d'argent ou de succès. Quand nous nous ouvrons pour montrer qui nous sommes, c'est l'essence nécessaire et suffisante de l'humanité tout entière, dans une forme d'organisation particulière, qui prend vie. L'essentiel de la partie, dans son caractère sensible et unique, est identique au tout : il en recèle, à l'état potentiel, toutes les facettes. Chaque fois que nous prenons la chance d'être vrai, c'est cette vérité que nous partageons tous qui se manifeste à travers nous. Habité de ce rayonnement, il est légitime d'avoir confiance. 

Je ne me demande pas d'être davantage que je suis. Je ne me compare pas. Je ne tente pas d'être à la fois moi-même, assorti de la demie de mon voisin. Personne ne peut être l'infini et demi. J'accepte ce que je suis et me révèle tel en m'accordant l'amour inconditionnel.

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     « On ne traite un homme avec mépris qu'après qu'il s'est traité lui-même sans respect. »      
     MONG TSEU     

Quand nous choisissons d'aider un de nos proches au détriment d'un projet auquel nous tenons, nous devons sérieusement nous demander pourquoi nous ne nous accordons pas plus d'importance. Personne ne prendra cette responsabilité pour nous ; du reste, cela ne nous plairait probablement pas. Lorsque nous faisons le choix de nous accorder de l'importance et d'assumer la responsabilité de ce que nous sommes, nous prenons le risque d'être jugé, critiqué. Nous prenons la responsabilité d'un succès ou d'un échec éventuel. Nous courons le risque de déplaire. Mais qu'est-ce à côté de ne pas exister, de ne pas être nous-même? Quand nous nous accordons de l'importance, nous avons raison de nous faire confiance : nous prenons les moyens de réussir. Et si des gens de notre entourage peuvent se sentir abandonnés, nous pouvons leur préciser que notre choix n'est pas entre eux et notre projet, mais entre assumer notre responsabilité face à nous-même et ne pas la prendre. Nous pouvons expliquer l'importance de notre projet à nos yeux et dans notre vie. Généralement, ils comprennent. Généralement aussi, dès que nous acceptons d'endosser la responsabilité de nos propres besoins, ils sont rapides à se choisir eux-mêmes : ils préfèrent accepter leurs propres responsabilités, et ne pas se reposer sur nous pour réaliser leur bonheur. En nous accordant le droit d'être important, nous leur ouvrons la porte au même plaisir. Pour cela, ils sont reconnaissants. 

Je m'accorde de l'importance, c'est ma responsabilité de le faire. J'explique mon choix qui est la condition de mon succès. Je sais que mon choix est libérateur pour ceux qui m'entourent, c'est pourquoi je le fais dans la sérénité.

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