1 jour à la fois
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     « Au milieu des ténèbres, je souris à la vie, comme si je connaissais la formule magique qui change le mal et la tristesse en clarté et en bonheur. Alors, je cherche la raison de cette joie, je n'en trouve pas et ne puis m'empêcher de sourire de moi-même. Je crois que la vie elle-même est l'unique secret. »      
     ROSA LUXEMBOURG     

Nous célébrons l'arrivée de chaque nouvelle année... comme leur départ. En fait, nous soulignons le passage du temps qui ne se déverse toujours qu'en un seul et même sens. Nous soulignons le passage de la vie et tout ce que cela représente d'éphémère pour nous. Nous voyons à quel point elle nous est précieuse quoique obtenue gratuitement. Lorsque nous célébrons une nouvelle année, nous exaltons notre richesse dans la joie en conservant au fond de notre cœur l'humilité et la gratitude de ceux qui savent que cette richesse est un don. Nous nous tournons vers le présent, vers notre pouvoir sur l'avenir, et après mûre réflexion, nous prenons des résolutions qui doivent nous aider à mieux réaliser notre bonheur et le sens de notre vie. Chaque jour, dans le recueillement et la paix, nous découvrons ce sens : l'amour inconditionnel de soi, cette force qui nous met en contact avec ce que nous avons de plus divin au fond de nous, qui nous rend capable de relations authentiques. 

La vie qui m'habite est précieuse. Le temps qui m'est donné est ma richesse. J'en use intelligemment en poursuivant le sens véritable du bonheur, celui du cœur, celui de l'amour.

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     « La réalité est la source du bonheur, c'est le lieu d'éclosion du rêve et de l'espoir.»      
     PATRICK GAUTHIER     

Il m'est arrivé de rencontrer des gens qui avaient cessé de croire au bonheur. Généralement, ils avaient fui la réalité après une grande douleur, ils l'avaient niée par peur de l'émotion, par peur de la souffrance. Aveuglés par la peur, ils avaient pris cette dernière pour guide et avaient construit leur monde selon ses conseils. Pourtant, leur point de vue n'est pas d'avoir rejeté la réalité. Ils sont bien convaincus du contraire. Suis-je différent d'eux? Comment puis-je moi-même m'assurer que je ne romps pas avec la réalité? L'émotion est ma lumière. Quand le doute m'assaille, je cherche les lumières et leurs reflets. Ils marquent la voie de l'authenticité que j'ai suivie, et m'indiquent les moments où j'ai pu la quitter. Le rêve est mon guide. Il prend sa source dans l'éternité et la vérité. Il m'y relie. Si la voie du rêve emprunte des détours que parfois je ne comprends pas, si elle se rompt à l'occasion, si même il arrive que je ne sache plus la reconnaître, toujours, elle reprend forme sous mes pieds lorsque j'ouvre mon cœur à sa beauté. Ma seule tâche est d'œuvrer chaque jour à réaliser le rêve dans ma vie. Et m'appliquant chaque jour à le rendre réel, la réalité qui m'entoure ne reflète plus mes peurs mais mon bonheur intérieur : chaque soleil qui se lève voit croître ma capacité de me réaliser et de rendre le monde meilleur. 

Je m'applique dans l'accomplissement de ce que je suis, de ce que je me dois d'être. Lorsque je doute, j'observe les émotions qui ont motivé mes actions, elles révèlent la vérité. Lorsque je doute, je m'assure que la voie du rêve est toujours sous mes pas, telle est la route de ma vérité.

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     « Le rite n'est qu'un instrument; il n'est pas la connaissance. »      
     S. PECK     

Dans notre société moderne, les rites ont-ils encore une place? Force est de constater qu'il s'en crée de nouveaux tous les ans, et souvent de façon si subtile qu'il faut beaucoup d'attention pour les voir. Du reste, généralement, l'existence du rite ne nous paraît évidente que lorsque nous n'en comprenons plus le sens. Alors certains les répètent sans se poser de questions, pendant que d'autres les abandonnent progressivement. Si le processus de ritualisation est si profondément inscrit dans l'être humain, c'est qu'il répond à des impératifs de la vie. En fait, il faut se demander quelle était son utilité d'origine pour l'individu qui l'a pensé, seul, sans autre but que de résoudre un problème pour lui-même, et éventuellement de partager la solution avec ses semblables. Notre tâche est de renouveler le rite, de lui redonner sens. Le rite dépassé est un vieil outil que nous lègue bien souvent un sage à travers les âges, et dont on peut parfois retrouver l'usage, et en matière d'harmonie universelle, il est rare que quelques millénaires fassent une différence. 

Je ne répète pas les rites aveuglément, mais je les répète pour les comprendre à travers l'expérience. Je rejette l'interprétation générale qui en est donnée, je cherche le sens qu'ils peuvent prendre dans ma vie.

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     « La vérité est en nous, elle ne vient pas du dehors. »      
     ROBERT BROWNING     

Alors que nous consacrons toutes nos énergies à un projet, il suffit parfois d'un regard ou d’un commentaire pour nous faire perdre courage et oublier notre valeur. Néanmoins, nous ne nous empressons pas de changer le cours de nos actions. Personne n’est mieux placé que nous pour comprendre le sens de notre vie et découvrir les moyens de l’accomplir. Au doute et au mépris, nous opposons l’acceptation à la fois lucide et bienveillante de ce que nous sommes, la connaissance de soi authentique. En accueillant notre émotion, nous accédons à cette connaissance. Nous pouvons reconnaître les peurs qui nous assaillent et alimentent nos incertitudes, puis identifier ce qui les a déclenchées. Nous touchons alors à notre vérité et cela nous revitalise. L'assurance et le calme nous habitent. Nous savons ce que nous voulons faire, comment nous allons le faire et pourquoi nous voulons le faire. 

Si je suis intimidé par le regard des autres, je fais de la place à mon émotion et je l'accueille. Je ne suis pas de moindre valeur que les autres. Je reconnais les qualités qui m'ont permis de vivre et de répandre le bonheur et l’amour depuis toujours. Je relève la tête, je m’affirme et je ne permets pas aux autres de définir ce que je suis.

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     « Je veux être tout ce que je peux devenir. »      
     K. MANSFIELD     

Au moment de conclure, il reste bien souvent une dernière difficulté à surmonter. Elle se trouve en nous. Toute conclusion, même lorsqu'elle nous libère d'un poids, laisse un vide dans notre vie. La peur liée à ce vide marque la limite de ce que nous avons été, et celle de ce que nous nous disposons à devenir. C'est l'inconnu d'une nouvelle naissance. Un enfant en nous frissonne en voyant le monde approcher. Nous avons cependant le pouvoir de l'accompagner, de l'accueillir, de l'amener dans la lumière. Nous marchons sans ressentiment dans un courant d'harmonie et d'amour auquel nous savons pouvoir faire confiance. Trouvons un dernier souffle pour mettre la touche finale à nos projets, notre croissance est la meilleure garantie de bonheur et de succès. 

J'ai confiance en moi. J'ai confiance en la vie. Je mène la mienne jusqu'au bout car je la veux totalement satisfaisante, pleinement authentique.

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     « Beaucoup de petites défaites peuvent amener une grande victoire. »      
     PROVERBE CHINOIS     

La réussite ne prouve pas que nous ayons eu raison. Et l'inverse ne prouve pas que nous ayons eu tort. Cependant, tout peut devenir l'occasion d'apprendre et de s'améliorer. La compréhension de la défaite, comme de la réussite, est la seule solution qui doive vraiment importer dans notre vie. Cette compréhension seule peut permettre que nous nous ajustions dans l'avenir. Le bonheur n'est pas seulement dans le résultat de l'action. Le bonheur durable et authentique naît de notre conscience d'avoir grandi en sagesse et amélioré nos capacités à être en relation avec les autres. Le bonheur est dans cette croissance même, et en comprendre les mécanismes nous en assure la maîtrise. Que notre recueillement soit fondé sur cette base solide de l'observation, de l'acceptation et de l'amour inconditionnel de ce que nous sommes. En abordant les choses de cette façon, nous trouvons plus de force pour mener à terme une rétrospective de l'année qui se termine. 

Je n'attends pas de miracle étrange. Le seul qui m'importe est celui qui me révèle à moi-même. Il me permet de grandir et d'assurer mon propre bonheur.

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     « De même que le fleuve revient à la mer, le don de l'homme revient vers lui. »      
     PROVERBE CHINOIS     

L'humanité est plus facile à aimer lorsque nous n'avons pas trop à vivre avec ses représentants, c'est bien connu. Comment réagissons-nous à l'égard des autres conducteurs quand nous sommes en voiture? Comment réagissons-nous si quelqu'un prend un peu trop de place dans l'autobus ou même sur le trottoir? Faisons-nous attention au facteur humain quand nous commandons un repas au comptoir d'un casse-croûte? Quelqu'un peut être triste de faire un travail exigeant, mais si nous consacrons toute notre attention à lui transmettre un peu de chaleur humaine, un sourire, nous allégeons son fardeau et participons au bonheur de l'humanité. Si nous sommes tolérant et compréhensif, si nous ne perdons pas notre calme à tout propos, nous évitons de contaminer la haine et la guerre. Nous faisons un véritable présent d'amour anonyme à nous-même, aux gens qui nous entourent et à ceux qui nous suivront. Nous semons dans la mouvance infinie une beauté qui consolera certainement en son temps. 

Je suis sensible au facteur humain. Je suis tolérant envers mes semblables, même s'il m'arrive de les trouver bien différents... L'amour que je sème aujourd'hui guérira certainement les pleurs de demain.

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     « Celui qui refuse de pardonner coupe les ponts sur lesquels il doit lui-même passer. »      
     AUTEUR INCONNU     

En toute circonstance, que nous ayons fait du tort à une personne ou à nous-même, ou encore que l'on nous ait offensé, il n'y a qu'un seul pardon dont nous ayons besoin pour grandir: celui que nous nous devons à nous même. Ce devoir de nous pardonner est l'ouverture qui nous conduit à l'acceptation de notre réalité. C'est encore en nous pardonnant que nous nous libérons du ressentiment: en nous pardonnant nos limites, nos faiblesses, le manque de respect que nous avons eu pour nous-même à nous laisser blesser. Nous récupérons le pouvoir d'agir sur notre vie, et celui d'intervenir dans nos relations pour qu'elles soient enrichissantes. Ainsi, nous devenons libre d'abandonner celles qui nous conviennent peu, ou de procéder à des ajustements en continuant à aimer profondément une personne innocente. 

Je n'entretiens pas de rancune inutile mais plutôt, je considère mon pouvoir d'améliorer mes relations. J'accepte mes limites et me les pardonne.

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     « La reconnaissance est une vertu prospective plutôt que rétrospective. »      
     PROVERBE ANGLAIS     

Avec quelle facilité arrivons-nous à remercier une personne qui nous a rendu service, qui nous a offert un présent? Toute la difficulté tient parfois aux attentes que nous avions. Un présent n'est pas exactement tel que nous pouvions l'imaginer, mais à l'usage, nous nous rendons souvent compte qu'il convient tout aussi bien. Le résultat d'un service n'est pas exactement identique à ce qu'il aurait été si nous avions fait les choses nous-même; il conviendra néanmoins. Et nous saurons faire les ajustements qui s'imposent. Pour cette raison, il faut recevoir avec notre cour, prendre la plus profonde paix de notre âme comme miroir de notre émotion et de notre satisfaction, considérer ce qui est essentiellement positif. Le souligner et le mettre en valeur. Nous faisons l'évaluation de la valeur réelle, et nous pouvons apprécier en conséquence. Nous sommes à l'aise dans notre reconnaissance. Elle se fait avec une authenticité qui revitalise l'autre. Et en participant ainsi à son bonheur, nous augmentons le nôtre. 

Je reçois avec mon cœur et avec toute la paix qui m'habite. Je considère ce qui est positif et sais en manifester le reflet dans ma reconnaissance. Je participe ainsi authentiquement à la création de l'autre et à son bonheur, ce qui en augmente d'autant le mien.

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     « Avoir de l'ouverture d'esprit, c'est accepter qu'au cours d'un voyage, le hublot de notre cabine n'offre pas toujours le même paysage. »      
     PATRICK GAUTHIER     

Nous rencontrons des gens avec lesquels nous n'avons pas nécessairement d'affinités. La vie qu'ils mènent, les valeurs qu'ils véhiculent ne cadrent pas avec les nôtres. Il arrive alors que nous trouvions ces gens ennuyeux. Mais chaque expérience humaine comporte ses enseignements. Lorsque nous côtoyons ces personnes, il nous faut faire preuve de cette ouverture d'esprit que nous leur reprochons peut-être de manquer. En les accueillant comme ils sont, sans essayer de les changer, nous nous apercevons qu'ils s'ouvrent à nous. En s'intéressant à eux, aux choix de vie qu'ils font, nous pouvons essayer de comprendre leur point de vue et d'en voir la relative richesse. Dans leur monde, certaines décisions ne manquent pas de courage, d'autres ne manquent pas toujours de cette sagesse qui nous fait peut-être parfois défaut. Leurs vies peuvent donner des fruits parfois aigres, parfois doux, que seul le partage nous fera connaître. 

J'accueille ceux qui pensent différemment de moi. Je maintiens de mon mieux une relation authentique et je prends la responsabilité de voir ce qu'il y a de bon en chacun.

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