1 jour à la fois
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     « Les créations de l'artiste procèdent d'un sens esthétique: leur objet, c'est l'épanouissement de l'âme. »      
     J. COUSTEAU     

Que les hommes et les femmes qui conduisent la recherche de la vérité et du sens de la vie soient chrétiens, musulmans, bouddhistes, artistes ou simplement humains, ils vont tous vers une même fin idéale: savoir créer le bonheur de vivre, compte tenu de la mort. Évidemment, nous pouvons avoir notre opinion sur certaines valeurs généralement transmises par ces gens. Nous pouvons avoir notre opinion sur les institutions auxquelles ils se rattachent. Mais il n'en demeure pas moins que nous pouvons écouter ce que les plus sages d'entre eux ont découvert. Aucune quête n'est vaine. Toute personne qui a recherché suffisamment le sens de la vie et la vérité intérieure a un témoignage à rendre. Nous pouvons choisir dans sa réflexion sur son expérience les éléments qui conviennent à la nôtre. Cela ne remet pas en question la valeur de notre démarche propre, cela l'enrichit. 

Je suis ouvert à écouter l'expérience des autres qui cherchent, comme moi, l'absolu et le bonheur. J'en tire ce qui me convient et peut enrichir ma propre démarche.

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     « Être en paix avec soi-même est le plus sûr moyen de commencer à l'être avec les autres. »      
     L. DE LÉON     

Il peut arriver que nous constations que notre conjoint ou notre enfant, par exemple, répète inlassablement les mêmes comportements, les mêmes scénarios de malheur. Il peut nous arriver de penser que nous n'aurons plus de patience à l'égard de ces comportements. Qu'il change ses comportements, nous disons-nous, ou je vais les faire changer ! Pourtant, l'impatience et l'intolérance ne sont pas une solution, pour nous qui connaissons la voie du bonheur. Généralement, lorsque nous sommes confronté aux comportements négatifs d'un autre, dès que nous acceptons nos émotions, et dès que nous choisissons d'être responsable de nous aimer dans notre douleur, nous trouvons la paix. Et non seulement nous retrouvons la paix, mais l'autre, sitôt qu'il nous voit conquérir ainsi notre liberté, entreprend lui aussi le cheminement positif qui le mènera rapidement à la responsabilité et à l'équilibre. La relation authentique redevient possible. 

Je fais le premier pas dans la voie qui mène au bonheur et à la paix. Je m'occupe d'entrer, moi, dans cette voie. Je ne me retourne pas pour vérifier si l'on m'y suit, car on m'y suit toujours.

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     « La musique est une révélation plus haute que toute sagesse et toute spiritualité. »      
     LUDWIG VAN BEETHOVEN     

On raconte que Mozart et Salieri (un de ses confrères) jouaient à un jeu. Ils s'écrivaient des pièces de musique pour piano. Il s'agissait d'en écrire une d'une telle complexité que l'autre se déclarerait incapable de la jouer. Un jour, Salieri reçut une pièce dont la fin exigeait que onze notes soient jouées en même temps. Il mit Mozart au défi de la jouer lui-même. Ce dernier s'exécuta. Une main de Mozart partit du centre du clavier pour monter vers la droite pendant que la gauche descendait vers l'autre extrémité du piano. Les mains approchaient des dernières notes à chaque bout du piano, de même que le moment de jouer l'impossible onzième au centre du clavier... Mozart la joua avec son nez. Salieri était fait. Quand des situations paraissent comme des impasses, il suffit parfois de changer notre façon de voir pour trouver une solution. Il suffit d'abandonner les règles convenues, l'habitude, la logique: il suffit de sortir des cadres établis, de prendre du recul, de considérer l'ensemble des moyens disponibles, bref, de ne pas nous préoccuper de ce que pensent les autres pour avoir de ce génie devant lequel le désespoir s'enfuit, faisant place à l'humour, à la générosité et au bonheur. 

Si une situation n'est pas parfaite, je prends du recul et considère tous les moyens disponibles pour l'améliorer. J'apprends à faire les choses différemment et je découvre en moi la force de quitter les sentiers battus pour profiter des occasions de joie que m'offrent la vie.

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     « Il y a une fausse modestie qui est vanité, une fausse grandeur qui est petitesse, une fausse vertu qui est hypocrisie, une fausse sagesse qui est pruderie. »      
     LA BRUYÈRE     

Halloween. Aujourd'hui, nous célébrons la peur. Nous célébrons la mort de la peur. Nous célébrons la chute des masques et l'expression de la vérité. Les plus jeunes enfants craignent les masques, ils sont purs. Ensuite, ils les adoptent pour s'amuser. Quant à nous, même si cela nous faisait peur, nous les avons fait tomber. Dans nos relations, nous sommes capable de reconnaître les vrais visages et de les distinguer des masques. Ce jour prend un sens particulier pour nous. Ce jour est celui de la réconciliation avec notre passé, nos peurs, nos souvenirs. En souvenir des masques, en souvenir des peurs, et même par amour pour tous nos souvenirs, nous nous déguisons, nous nous faisons un masque de vérité qui les représente, nous partageons ainsi avec eux un peu de notre actuel bonheur de vivre, un peu de notre flamme de vie. 

J'ai de l'amour pour mes souvenirs, mes peurs. Ma seule faiblesse a été de croire que mes forces étaient aussi des faiblesses. Ma seule erreur a été de fuir les masques de la peur plutôt que de les habiter profondément pour les comprendre, et savoir comment les faire tomber.

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     « Je suis l'amant de la nature, la création m'emplit, le zénith farouche se verse dans mon crâne... »      
     VICTOR HUGO     

Le feu qui nous habite est une force de changement. Elle est notre volonté de rendre identique notre environnement et le sentiment de notre véritable mission. C'est une force qui ne supporte aucun éteignoir, aucun étouffement. Nous sommes le feu, et si l'on nous empêche de croître, nous nous consumons de l'intérieur. Ou encore, nous explosons comme un volcan crachant la lave, lançant les pierres, brisant tout. Et quand, trop longtemps couvert, on nous oublie, nous incendions une forêt entière. Mais nous pouvons apprendre à utiliser notre puissance. Quand quelque chose ne va pas comme nous le voulons, nous ne laissons plus couver notre force dans nos entrailles. Lorsque nous devenons volcan, ce n'est plus pour tout changer en n'arrivant seulement qu'à tout détruire, mais pour créer une île dans l'océan, à l'endroit choisi, pour un plaisir, une satisfaction précise. Et lorsque nous enflammons la terre, nous choisissons l'endroit, et nous ne sommes pas appelé dévastation, mais œuvre de fertilisation des sols. 

Je suis le feu, je suis la toute-puissance du changement et de la vie. Je ne tente pas d'étouffer mes forces, elles deviendraient dévastatrices, mais je cherche plutôt à comprendre ce qu'elles apportent de beau et de bon à ma vie.

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     « La lumière est l'ombre de Dieu. »      
     ENCE LATINE     

Dans les arts, dans les sciences, en tout, le feu a toujours été associé à la recherche de la vérité, à la réalisation de la beauté, à l'accroissement de la richesse et du bonheur. C'est une force intimement liée au génie de l'humanité. C'est le génie même en chacun. Première invention, première conquête sur les éléments, le feu est le plus proche parent de l'humanité. Il paraît aussi être l'impulsion nécessaire au démarrage. Mais c'est une force qui ne nous abandonne pas là. Il est la force guide, la torche placée au mur qui permet de trouver facilement le chemin, la lumière qui indique la voie à suivre. La vérité est le feu. Elle est l'expression que la source de vie trouve pour nous guider, pour nous amener à une plus grande réalisation d'amour dans notre environnement, et une plus grande paix intérieure. En nous accordant quelques minutes de recueillement, nous reprenons contact avec notre vérité intérieure, avec notre force guide, avec le feu de la vie et nous voyons la route que nous devons suivre. 

Je me recueille dans la paix pour entendre la vie me communiquer la route à suivre. Le feu ardent qui m'habite exige plus que l'énergie de faire le premier pas, il est le moyen de la connaissance, de la route à suivre.

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     « Le feu est le grand maître des arts. »      
     FRANÇOIS RABELAIS     

Comment pouvons-nous douter que nous soyons fait pour autre chose qu'agir et rechercher la vérité, la réalisation de nos rêves? Comment pouvons-nous douter qu'il n'a pas été décidé que nous serions ainsi? Le feu de la recherche, la volonté de comprendre a été déposé en nous dès les premiers instants. Il est en chacun de nous de rechercher l'idéal, la réalisation pleine et entière de ce que nous sommes. Il en est ainsi des êtres humains par le feu qui a été mis au fond de leur cœur par la vie et qui les anime. Ce feu nous attire au-devant, nous pousse au-dedans. Rien ne l'arrête jamais, excepté la fin des possibilités du monde. Toujours, il s'agit d'aller jusqu'au bout. Dès que nous entreprenons notre recherche, nous sommes ce feu qui s'attache avec opportunisme à tout ce que nous rencontrons sur notre passage, dès que nous nous permettons le premier pas. 

Je me donne l'occasion de commencer ma réalisation. J'entreprends l'approfondissement de ma vérité. Un premier attachement à ce que je suis fondamentalement et la confiance que le reste suivra en temps opportun, voilà tout ce qui m'est nécessaire.

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     « La richesse consiste bien plus dans l'usage que dans la possession. »      
     ARISTOTE     

Le corps humain est constitué à 90 % d'eau. La force de l'eau nous habite-t-elle un peu? C'est une force qui nous constitue, littéralement. C'est une force d'association. Elle trouve ses propriétés les plus grandes dans la communion avec d'autres forces. Ainsi, nous ne sommes pas constitués à 100 % d'eau et nous sommes des êtres pensants, capables d'amour. La collaboration, l'association est parfois effrayante. Nous sommes tenté de fuir, de nous évader. Quand nous accueillons notre peur, nous en découvrons la force. Nous pouvons alors contrôler l'usage de notre force. Et, à l'approche du feu de notre ambition, nous faisons le riz, nous faisons le thé, le repas qui nous régénère. En associant notre force d'eau à nos autres forces, et à celles qui nous entourent, nous augmentons nos capacités à combler nos besoins, à réaliser notre vérité et notre bonheur. 

Je multiplie mes propriétés, mes qualités et mes forces par des associations choisies. Je contribue à augmenter la satisfaction et le bonheur des gens qui m'entourent, et les miens propres.

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     « Le devoir, c'est d'aimer ce que l'on se com mande à soi-même. »      
     GOETHE     

Il peut nous sembler, parfois, que personne ne nous entend. Que peu de gens s'abreuvent à nous, que nous nous sentions inutile. Chacun a sa mission, qui lui a été don née à l'origine, et qui consiste à dire et à exprimer sans relâche sa vérité, à semer l'amour autour de soi. Il est possible que nous soyons une oasis dans le désert. Peu de passants, il est vrai. Mais notre devoir de semer et de donner vie autour de nous demeure. Dans le désert, les sources sont rares, précieuses, et l'harmonie universelle ne les dispose au hasard ni ne les oublie. Et s'il est prévu que les passants seront rares, il est aussi prévu qu'ils seront de qualité, tout à fait disposés à reconnaître la valeur inespérée et qui sauve leur vie, et tout autant capables d'apprécier la beauté de leur découverte, enfin, tout prêts à boire avec amour. 

Je sème et entretiens la vie et l'amour autour de moi. Je le fais à ma manière. Je sais que cela n'est pas vain, c'est là ma mission première, celle pour laquelle j'ai été conçu.

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     « Il advient en une heure ce qui n'arrive pas en une année. »      
     SENTENCE LATINE     

Nous sommes l'eau de la vie. Porté par le vent, nous nous dirigeons là où nous sommes requis, au-dessus des champs, au-dessus des arbres. Ils attendent notre bénédiction. Du plus haut du ciel bleu, nous laissons se déverser notre vérité pour les laver, pour les purifier et nous enveloppons les arbres, et nous nous enfonçons dans les champs. Par notre simple caresse, nous détachons les feuilles des arbres, les préparant à la nuit. Notre présence garantit le renouvellement de la vie. Par notre passage, nous guérissons les blessures et redonnons sa forme originelle à tous ceux qui nous reçoivent. Tout est du plus grand calme. Notre passage dans la vie était attendu, nous sommes reçu, et l'apport que nous faisons de notre vérité au monde qui nous entoure rétablit l'ordre éternel, universel. 

Ma présence est vérité. Ma présence apporte l'ordre universel. Mon action est bienfaisante, lave les peurs, guérit les blessures. L'expression de ma vérité est partage d'amour.

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