1 jour à la fois

     « Un rapport existe entre la position du corps et l'attitude de l'esprit. »      
     S. RINPOCHÉ     

Il arrive peut-être que nous nous « affolions » devant notre appareil de télévision, sans résistance, réceptacle inconditionnel de toutes les images, de toutes les paroles. Il arrive peut-être que, devant notre conjoint, nos enfants, notre langage non verbal traduise une écoute déficiente. Bien des gens croient que les maladies de notre corps sont peut-être ce qui est mal dit, ce que notre esprit retient, ce qu'il ne sait pas comment dire. Peut-être n'ont-ils pas tout à fait tort. Travaillant sur notre esprit, nous nous rendons plus résistant aux maladies. Apprenant à exprimer notre vérité, nous trouvons la paix. Apprenant, dans l'amour inconditionnel, à nous reconnaître, nous développons la sagesse de nous ménager, et de ne pas nous exposer inutilement ou mal. Prenant le temps de donner, par gratitude, les soins nécessaires à notre corps – ce fidèle allié – nous améliorons notre état d'esprit. Cet amour nous réconforte et nous apaise. Plus confortable, nous avons plus d'aisance à goûter les joies que la vie nous offre, et conservons plus de facilité à demeurer en contact avec ce que nous vivons. Notre bonheur s'engendre lui-même. 

Je deviens conscient de mon corps dans mon maintien général. Avant de prendre un médicament pour vite anesthésier la douleur, je réfléchis au message que mon corps veut me transmettre.

Suite

     « Être ce que nous sommes et devenir ce que nous sommes capables de devenir, tel est le seul but de la vie. »      
     ROBERT LOUIS STEVENSON     

Il peut parfois nous sembler que le travail nécessaire pour nous réaliser et donner vie à notre rêve soit trop lourd. Il nous vient alors l'envie de tout abandonner. À quoi bon continuer? Tuer le temps sans faire d'effort serait si agréable... Mais après quelques heures à tout faire sauf ce que l'on doit, excepté ce pour quoi l'on est fait, que deviendrions-nous? Nous n'aurions finalement d'autre choix que de reprendre le collier de notre bonheur. À moins de nous laisser sombrer dans l'oubli. Savoir que notre bonheur existe dans l'accomplissement de notre vérité nous engage sur une voie qu'il est plus aisé de suivre que de quitter. S'il faut suivre notre route, ne nous occupons pour l'instant que du premier pas. Faisons-le avec tout notre esprit, tout notre coeur, soyons-y totalement présent. La présence est autant la clé de l'amour que du bonheur. Elle est la source de la vérité. 

Mon bonheur n'est pas que le résultat escompté ; quel que soit l'objectif, il réside avant tout dans ma présence totale et entière à mon activité de réalisation. Je me centre sur ma vérité intérieure, je me concentre sur la route menant à mon rêve et m'y investis totalement.

Suite

     « À quoi bon aller sur la Lune si nous sommes incapables de franchir l'abîme qui nous sépare de nous-mêmes. »      
     T. MERTON     

L'abîme insondable, le précipice obscur qui nous séparent de notre immense pouvoir de sagesse et d'amour, ce sont l’orgueil et la peur. Cette peur qui nous murmure : « Tu n'oseras pas! » ; cet orgueil qui nous susurre: « Tu n'as pas besoin de ça. Pourtant, quand, dans un moment de recueillement nous recevons la vérité des désirs et des besoins de notre essence profonde, nous nous rendons compte que ce dont nous avons le plus besoin pour devenir heureux et nous réaliser, c'est de trouver l'humilité d'oser demander de l'aide. Si nous avons peur des réactions de l'autre, nous pouvons avoir besoin d'aide pour exprimer nos émotions. Nous avons alors besoin d'une écoute accueillante et conciliante. Si nous nous sentons démuni devant une tâche à accomplir, nous avons besoin du soutien de quelqu'un qui soit expérimenté pour oser entreprendre une action qui nous mènera à nous découvrir. L'humilité est la solution à la peur et à l'orgueil, c'est aussi le ciment de l'amitié. 

Je deviens capable de l'audace de me regarder moi-même, et capable de l'humilité de me présenter sous mon vrai jour en partageant mes expériences avec un ami véritable.

Suite

     « Son guerrier de treize ans n'a pas encore d'arme, il n'attend qu'une trêve [...] se prépare à aimer et [...] cela s'improvise mal [...] Ce n'est pas sur le dos de son fils qu'il faut employer sa force. Quoi de plus beau, de toute manière, qu'une force inemployée. »      
     GILLES ARCHAMBAULT     

Nous assistons souvent impuissant aux malheurs de l'humanité. Nous sentons que nous pouvons changer si peu de choses aux grands conflits qui causent décès, souffrance et famine. Plus près de nous, nous voyons des gens, au sein de notre famille parfois, qui se querellent sans que nous ayons aucun pouvoir de changer quoi que ce soit, semble-t-il. Pour tant, quand nous prenons un instant pour entrer en nous et revitaliser notre paix profonde, nous agissons sur ces situations. Chaque fois que nous laissons entrer en nous l'amour fort et vrai, nous enveloppons d'un réseau de paix et de délivrance les gens qui nous sont proches. L'amour originel et la vérité émanant de nous exercent une action structurante sur notre environnement. Et tous ceux qui goûtent à ces bienfaits qui s'écoulent de nous comme une sève précieuse trouvent amers les conflits, les querelles et les vaines victoires de l'orgueil. L'harmonie, inévitablement, s'installe. Progressivement, elle étend son influence. Nous voyons que nous ne sommes plus impuissant devant les malheurs, mais que nous regorgeons de la puissance du bonheur. 

Mon action est structurante. Chacune de mes conquêtes de paix, chacune de mes méditations crée un réseau d'influence qui engendre peu à peu une plus grande paix. Chaque fois que je me recueille, j'exerce mon pouvoir d'amour pour l'avènement d'une plus grande harmonie universelle.

Suite

     « La fin de l'espoir est le commencement de la mort. »      
     CHARLES DE GAULLE     

L'homme qui grimpe sur une montagne sent ses jambes qui se dérobent sous lui. Quand il se retourne pour voir, les arbres, trop proches, lui cachent la forêt alentour, le ciel, même le soleil. Il contemple un instant le sentier sombre et facile qui descend derrière lui, les rochers devant, et dans un coin de ciel le sommet qui semble toujours s'éloigner à mesure qu'il grimpe. Les pieds en plomb, il lui en coûte d'avancer. Pourtant, gonflant ses poumons, il repart vers le sommet. La détermination d'un seul fait honneur à l'humanité tout entière. Il sait que ce n'est qu'en haut qu'il récoltera les meilleurs fruits de son labeur. Une fois arrivé là-haut, sa vision sera sans limites, à l'égal du bonheur. Les pieds en plomb, mais le cœur léger, il poursuit sa route. 

Je poursuis la réussite de ce que je suis. Ma détermination me distingue. Les difficultés rencontrées ne sont que passagères, elles n'entacheront point l'éclat de la réussite et la lumière du bonheur. En demeurant authentique, j'accepte les difficultés et conserve un cœur heureux.

Suite

     « Si vous avez confiance en vous-même, vous inspirerez confiance aux autres. »      
     GOETHE     

Nous avons des rêves, des ambitions, des projets à réaliser. Mais il arrive que nous doutions de nous et de nos capacités. Évidemment, personne n'est parfait, mais il nous semble que certains le sont plus que d'autres, du moins, en l'occurrence, plus que nous. Et nous différons notre action. Nous abandonnons notre projet. Pourtant, la capacité vient avec l'expérience. Croire en nous et tenter l'expérience est le seul moyen de développer la capacité de la réussir. Croire en soi, c'est aussi croire qu'en cours de route nous développerons de nouvelles aptitudes qui nous permettront de mieux réussir. La vie a suffisamment cru en nous pour nous porter jusqu'ici. La conscience a suffisamment cru en nous pour nous donner le rêve et l'inspiration. L'amour a suffisamment cru en nous pour nous mettre sur la voie de notre rêve et de notre bonheur. L'universel a suffisamment cru en nous pour nous placer en situation de contribuer de ce que nous avons de plus beau. Croyons-nous suffisamment en nous pour être à la hauteur de nos aspirations? 

Je me laisse guider par mon rêve de bonheur. Il suit intimement le cours de la source d'amour et de vie. Sa réalisation est une contribution attendue au bonheur universel.

Suite

     « Il reste toujours assez de force à chacun pour accomplir ce dont il est convaincu. »      
     GOETHE     

Peu importe le moment de notre vie, de notre histoire, nous avons le devoir de croire en nous. Qu'il s'agisse d'entreprendre la réalisation d'un rêve, de persister et de poursuivre un projet de longue haleine, de faire le dernier effort pour conclure, nous sommes la seule condition sur laquelle tout repose. De notre vie, rien ne peut être sans nous. Qu'importe l'opinion des autres, qu'importe la conscience fausse ou vraie de ce qui peut nous manquer pour accomplir ce que nous projetons, seule la force de la foi en nous même peut nous porter au-delà de l'échec, de l'erreur, de nos limites, de l'histoire. En nous accordant la foi, nous trouvons la force et le courage. Nous trouvons la volonté, l'espoir et l'énergie. Et nous rencontrons le succès, la satisfaction, la sagesse et la sérénité. 

Je crois en moi. De cette foi en moi, tout dépend. Il n'y a pas de résultats possibles sans ma participation. Dans la réalisation de mon rêve de bonheur, je suis l'élément plus que nécessaire, je suis le rêve, le désir du rêve, son moyen, sa volonté et sa force.

Suite

     « Construire la paix, ce n'est pas réparer les dégâts, c'est faire en sorte qu'il n'y en ait pas. »      
     FEDERICO MAYOR     

Il y a deux façons d'envisager la paix : nous pouvons œuvrer pour la préserver, ou pour la construire. Construire la paix demeure néanmoins une action préventive. Cette paix que nous contribuons à installer génère du bonheur et évite plus de conflits que nous ne pourrions l'imaginer. Un grain de maïs génère un épi et cet épi, un champ entier. Même si cela s'est passé sous silence, à bien des niveaux, nous travaillons tous à construire cette paix. La société remarque plus facilement ceux qui s'écartent de la voie commune. La conscience sociale n'a pas encore appris à investir dans l'abstrait, dans l'intangible, qui, du reste, est difficile à étaler dans les journaux ou sur les écrans de télévision. C'est pourquoi la société décore les généraux qui gagnent les petites batailles plutôt que ceux qui évitent les grandes guerres. Nous sommes à un moment de notre histoire où il s'agit d'installer la paix et la conscience de l'intangible dans les cours, dans les esprits, dans la culture. Quand nous méditons sur les moyens d'ajouter à la beauté et à la vérité qui nous sont propres, nous œuvrons en ce sens. Notre action contribue à l'élévation de la conscience. Quand nous semons un peu d'amour dans le monde, nous créons le champ de paix que nos enfants moissonneront demain. 

Je participe au courant universel de paix et d'amour. En accomplissant mon bonheur, j'apporte ce que j'ai de plus beau au monde et le rends ainsi plus précieux aux yeux de tous et de la conscience commune.

Suite

     « La matière première du bonheur et de la santé, c'est le plaisir éprouvé à chaque instant. »      
     DANIEL CHABOT     

Tout pour fuir le moment présent. La société moderne a institué un culte de cette fuite. Nous attendons la fin de semaine avec impatience : sans doute que le plaisir sera au rendez-vous. Notre enfance, quels regrets! Si au moins nous étions né riche. Et nous imaginons que nous gagnerons à la loterie. Nos difficultés financières disparaîtront comme par enchantement. Et dans une semaine nous aurons oublié ce qui nous inquiète tant aujourd'hui. Arrêtons-nous un peu, prenons le temps de respirer. Considérons les beautés qui nous entourent. Une à une, dans le détail. Nous avons tendance à n’apprécier la santé qu'après une douloureuse maladie ; apprécions ce corps pour ce qu'il a de beau et de bon aujourd'hui. Soulignons davantage dans notre vie les possibilités de réalisation qui nous sont offertes maintenant, qui sont à la portée de notre main. En nous appliquant consciencieusement à réaliser le plein potentiel de cette journée, nous augmentons réellement la beauté de toutes celles qui viendront ensuite. Ne les vivons donc pas par anticipation, elles seront bien meilleures quand nous aurons totalement révélé ce que doit être celle qui est maintenant en cours. 

Où que je sois en ce moment précis, je m'arrête et respire calme ment, longuement, goûtant la joie simple d'être vivant, tout simplement

Suite

     « L'art existe pour que nous ne mourions pas de la vérité. »      
     NIETZSCHE     

Notre réalité quotidienne est faite de responsabilités et de bonheur. Lorsque nos yeux et notre cœur rencontrent un beau tableau, lorsque nous prenons quelques minutes pour nous laisser habiter par une douce mélodie ou quand nous nous accordons des moments de lecture, nous ouvrons une fenêtre sur un monde d'une dimension nouvelle, apaisante, édifiante. La beauté de toute œuvre d'art nous parle, nous réjouit et nous relie. Nous trouvons réconfort aussi dans les objets plus humbles. La contemplation de la nature, d'un coucher de soleil, d'un petit animal sur une branche, d'un oiseau nourrissant ses petits nous redonne le sentiment de faire partie d'un vaste plan de vie et d'amour. Dès lors, les responsabilités ennuyantes reprennent une place plus proportionnée à la réalité du monde. Quelques instants, nous goûtons le bonheur de notre vie, qui est, du reste, bien plus important que nos soucis. 

J'ouvre les yeux sur ce qui est bon et beau. Ma vie fait partie d'un vaste ensemble dont je ne cherche pas à me couper. En gardant ce contact, je conserve l'équilibre.

Suite
Page 1 sur 37 PremièrePrécédente [1]